Browsing: relations internationales

Mojtaba Khamenei a été élu Guide suprême de l’Iran dans la nuit du 8 au 9 mars, succédant à son père Ali Khamenei, tué lors de frappes américano-israéliennes. Considéré plus radical que son père, il incarne désormais la plus haute autorité politique et religieuse du pays. Cette succession, perçue comme un revers pour Washington et un renforcement du régime iranien, survient alors que les tensions militaires se poursuivent avec Israël et que la France maintient un déploiement préventif en Méditerranée. Symboliquement, l’Iran semble renouer avec une logique quasi-dynastique, paradoxale pour une république révolutionnaire.

Réunis à **New Delhi**, 86 pays, dont les **États-Unis** et la **Chine**, ont adopté une déclaration commune appelant à une intelligence artificielle «sûre, digne de confiance et robuste». Le texte, non contraignant, met en avant des coopérations volontaires pour maximiser les bénéfices économiques et sociaux de l’IA tout en limitant les risques.

Lors du sommet, **Antonio Guterres** a plaidé pour un contrôle humain renforcé, tandis que Washington a rejeté toute gouvernance mondiale. De son côté, **Sam Altman**, patron d’**OpenAI**, a évoqué la création d’une instance internationale inspirée de l’**Agence internationale de l’énergie atomique**. Le prochain sommet se tiendra à Genève en 2027.

La guerre en Ukraine marque l’entrée du conflit armé dans l’ère du gaming : les drones transforment le combat en expérience à distance, filmée et esthétisée, où tuer passe par un écran. Cette logique, héritée de la culture vidéoludique, rend la violence plus abstraite, plus « lisible », mais aussi plus troublante, en brouillant la frontière entre réel et simulation.

Trump présente un « conseil de paix » qui relève moins d’une véritable diplomatie que d’une mise en scène politique. Derrière le vocabulaire pacificateur, il propose une vision transactionnelle de la paix, pensée comme un deal rapide et personnel plutôt qu’un processus long et collectif. Cette initiative révèle surtout une tendance contemporaine : une paix simplifiée, spectaculaire, dépendante de l’homme fort, plus symptomatique d’un monde fatigué des conflits que réellement capable de les résoudre.

Emmanuel Macron a dénoncé devant les ambassadeurs le retour d’un « nouveau colonialisme » et d’un « nouvel impérialisme », visant notamment la politique étrangère de Donald Trump. Face à un monde qu’il juge déréglé, il a défendu une Europe plus autonome et un « multilatéralisme efficace », appelant à ne pas céder à la vassalisation ni au défaitisme. Le président plaide pour une action collective face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, et pour le renforcement de la régulation européenne, notamment dans le domaine économique et technologique.

**2025 : luxe, conflit et renouveau**
L’année 2025 mêle faste et turbulences : le mariage de Jeff Bezos fait sensation, le nouveau pape est élu, et un maire prend ses fonctions à New York. À Gaza et en Ukraine, conflits et révolutions secouent le monde. La culture se réinvente avec un musée au Caire, tandis que le Louvre subit un cambriolage. Incendies à Hong Kong, fusillades à Sydney et dérèglement climatique rappellent l’urgence de repenser notre monde.

Benyamin Netanyahou se rend aux États-Unis pour rencontrer Donald Trump autour de dossiers majeurs, dont le nucléaire iranien et l’avenir de la trêve à Gaza. Alors que Washington pousse pour une deuxième phase du cessez-le-feu, le processus piétine et suscite des tensions. Pour le Premier ministre israélien, cette visite est aussi l’occasion de remettre l’Iran au centre du débat et de consolider sa position politique à l’approche des élections.