Économie Eurasienne

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Depuis la chute du régime de Bachar el-Assad fin 2024 et le retour progressif de la stabilité en Syrie, plus de 1,2 million de réfugiés syriens ont quitté la Turquie pour rentrer dans leur pays. Ce mouvement, encouragé à la fois par la lassitude d’Ankara et par un espoir timide de reconstruction, marque un tournant historique. Si le pays reste fragile, le retour des exilés syriens, plus existentiel que matériel, ouvre la voie à une lente réinvention nationale après treize années de guerre et d’exil.

En 2025, le dollar conserve sa suprématie monétaire mondiale, mais des signes de remise en question apparaissent. Les pays émergents, les BRICS+ et les monnaies numériques de banque centrale (comme le yuan numérique) cherchent à réduire leur dépendance au billet vert. Toutefois, la profondeur des marchés américains, la stabilité juridique et l’influence géopolitique des États-Unis maintiennent le dollar au centre du système. Plutôt qu’un effondrement, c’est un lent déclin symbolique : le dollar reste roi, mais d’autres puissances s’installent à la table.

Donald Trump opère un revirement spectaculaire : il annonce de nouvelles livraisons d’armes à l’Ukraine, dont les systèmes Patriot et les missiles ATACMS, et menace la Chine, l’Inde et la Turquie de sanctions commerciales avec des droits de douane de 100 % s’ils continuent de soutenir la Russie. Une stratégie qui, sous des dehors protectionnistes, affaiblit Moscou en la privant de ressources, tout en relançant une guerre commerciale mondiale. Trump ne défend pas l’Ukraine par idéalisme, mais par calcul : une realpolitik brutale, efficace et sans illusion.

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