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La guerre en Ukraine marque l’entrée du conflit armé dans l’ère du gaming : les drones transforment le combat en expérience à distance, filmée et esthétisée, où tuer passe par un écran. Cette logique, héritée de la culture vidéoludique, rend la violence plus abstraite, plus « lisible », mais aussi plus troublante, en brouillant la frontière entre réel et simulation.

Trump présente un « conseil de paix » qui relève moins d’une véritable diplomatie que d’une mise en scène politique. Derrière le vocabulaire pacificateur, il propose une vision transactionnelle de la paix, pensée comme un deal rapide et personnel plutôt qu’un processus long et collectif. Cette initiative révèle surtout une tendance contemporaine : une paix simplifiée, spectaculaire, dépendante de l’homme fort, plus symptomatique d’un monde fatigué des conflits que réellement capable de les résoudre.

Emmanuel Macron a dénoncé devant les ambassadeurs le retour d’un « nouveau colonialisme » et d’un « nouvel impérialisme », visant notamment la politique étrangère de Donald Trump. Face à un monde qu’il juge déréglé, il a défendu une Europe plus autonome et un « multilatéralisme efficace », appelant à ne pas céder à la vassalisation ni au défaitisme. Le président plaide pour une action collective face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, et pour le renforcement de la régulation européenne, notamment dans le domaine économique et technologique.

**2025 : luxe, conflit et renouveau**
L’année 2025 mêle faste et turbulences : le mariage de Jeff Bezos fait sensation, le nouveau pape est élu, et un maire prend ses fonctions à New York. À Gaza et en Ukraine, conflits et révolutions secouent le monde. La culture se réinvente avec un musée au Caire, tandis que le Louvre subit un cambriolage. Incendies à Hong Kong, fusillades à Sydney et dérèglement climatique rappellent l’urgence de repenser notre monde.

Benyamin Netanyahou se rend aux États-Unis pour rencontrer Donald Trump autour de dossiers majeurs, dont le nucléaire iranien et l’avenir de la trêve à Gaza. Alors que Washington pousse pour une deuxième phase du cessez-le-feu, le processus piétine et suscite des tensions. Pour le Premier ministre israélien, cette visite est aussi l’occasion de remettre l’Iran au centre du débat et de consolider sa position politique à l’approche des élections.

Zahra Tabari, mère et ingénieure iranienne de 67 ans, a été condamnée à mort après un procès expéditif pour avoir brandi une banderole « Femme, Résistance, Liberté ». Plus de 400 femmes influentes dans le monde, dont d’anciennes dirigeantes et prix Nobel, demandent sa libération immédiate, dénonçant une exécution arbitraire et une violation des droits humains. Des experts de l’ONU appellent également à suspendre son exécution, soulignant les irrégularités de procédure et l’absence de crime grave.

Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a ravivé les tensions internes du mouvement MAGA. Derrière des débats en apparence sans lien — soutien à Israël, théories complotistes, défiance vaccinale, avortement — se dessinent les fractures d’un trumpisme désormais confronté à l’exercice du pouvoir. À l’approche des élections de mi-mandat, le président doit composer avec une base idéologiquement fragmentée, où isolationnisme, méfiance institutionnelle et conservatisme moral ne forment plus un bloc homogène. Ces fissures interrogent la capacité du mouvement MAGA à survivre à sa propre institutionnalisation.

Les avocats de l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État, ont demandé à la Cour suprême de l’autoriser à être hospitalisé pour subir une double opération chirurgicale urgente : un bloc anesthésique pour traiter un hoquet persistant et le soin d’une hernie inguinale. Les documents médicaux signalent une aggravation de son état de santé, lié aux séquelles d’un attentat à l’arme blanche en 2018. Bolsonaro, détenu à Brasilia dans des conditions relativement confortables, a été précédemment placé en résidence surveillée. Parallèlement, une proposition de loi visant à réduire sa peine à environ deux ans de prison a été approuvée par les députés et pourrait prochainement passer au Sénat. L’ancien président, qui clame son innocence et parle de « persécution politique », a également déposé un nouveau recours pour annuler son procès.

Les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont lancé une offensive fulgurante dans l’est de la RDC et se sont emparés d’Uvira, ville stratégique aux portes du Burundi. L’armée congolaise, en déroute, a fui vers le pays voisin dans le chaos. Cette percée intervient à peine une semaine après un accord de paix salué par Washington, laissant les diplomaties perplexes. Le M23 aurait ralenti son avancée pour permettre aux troupes burundaises de se replier, signe d’un accord tacite entre Kigali et Bujumbura. Mais la prise d’Uvira ravive les craintes d’un embrasement régional dans les Grands Lacs, alors que les tensions entre le Rwanda, le Burundi et la RDC sont à leur comble.