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Author: Kevin Ngirimcuti
Kevin et est titulaire d'un diplôme en sciences politiques. Il a fondé plusieurs start-ups à succès et aime partager sa vision et son expertise.
Simone de Beauvoir : une empreinte féministe indélébile sur l’Europe ?
Il est des noms qui, dans le silence feutré des bibliothèques ou le tumulte des débats contemporains, continuent de hanter notre conscience collective. Simone de Beauvoir est de ceux-là. Figure tutélaire de l’intelligentsia française du XXe siècle, sa silhouette austère, sa pensée rigoureuse et sa plume tranchante continuent de traverser les frontières géographiques et mentales de l’Europe. Mais au-delà des hommages académiques ou des citations bien placées dans les tribunes féministes, peut-on vraiment affirmer que l’Europe a été marquée — profondément, durablement — par son travail sur le féminisme ? La publication du Deuxième Sexe en 1949 a été un…
Chanel : l’allure comme héritage
L’article retrace l’histoire de la maison Chanel comme une ode à la liberté féminine et à l’allure intemporelle. De Gabrielle Chanel, qui révolutionna la mode en libérant les corps et les esprits, à Karl Lagerfeld, qui fit dialoguer héritage et modernité, Chanel est plus qu’une maison : c’est une attitude. Aujourd’hui encore, sous Virginie Viard , elle cultive l’élégance sobre et cultivée. Le nouveau héritier Chanel, Matthieu Blazy devra nous surprendre pour dépasser ses prédecesseurs. Chanel c’est le luxe d’être soi, sans jamais se soumettre aux tendances.
Poutine, Netanyahou et les ombres de Machiavel : le retour du Prince en politique
L’article explore comment Vladimir Poutine et Benyamin Netanyahou incarnent, chacun à leur manière, les principes machiavéliens du pouvoir : simulation, dissimulation et usage stratégique de la guerre. Inspirés par Le Prince de Machiavel, ils utilisent la force, la peur et le récit pour consolider leur autorité. Mais l’article interroge : Machiavel est-il un guide cynique ou un miroir de notre réalité politique ? Une invitation à relire Le Prince non comme un mode d’emploi, mais comme un avertissement.
Verdun, 1916 : là où l’Europe s’est enterrée vivante
La bataille de Verdun, en 1916, fut l’un des épisodes les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale. Pensée par l’armée allemande comme une guerre d’usure, elle dura dix mois, fit plus de 300 000 morts, et symbolisa la résistance acharnée de la France. Plus qu’une victoire militaire, Verdun devint un mythe national, mais aussi un rappel brutal de l’absurdité de la guerre. Aujourd’hui, ce lieu reste une leçon vivante : sans mémoire partagée, l’Europe sombre dans ses divisions.
Lumières d’hier, ombres d’aujourd’hui : ce que l’Europe doit encore aux philosophes du XVIIIe siècle
Les philosophes des Lumières – Voltaire, Rousseau, Kant, Diderot – ont façonné l’Europe bien avant ses institutions politiques. Leur héritage, fondé sur la raison, la liberté et l’universalisme, reste le socle fragile mais vivant de l’idéal européen. Pourtant, face à la crise démocratique, à la montée des populismes et au désenchantement contemporain, cet héritage semble menacé ou mal compris. L’article appelle à raviver une “nouvelle Lumière” — plus humble, plus inclusive — pour réanimer le débat d’idées et redonner à l’Europe une âme intellectuelle.
1789, ou le spectre d’une révolution mal digérée
La Révolution française de 1789 a fondé les idéaux modernes de liberté, égalité et souveraineté populaire, mais elle a aussi introduit des dérives toujours visibles en Europe aujourd’hui. Le culte du peuple, la méfiance envers les élites et les élans de radicalité nourrissent des populismes contemporains qui rappellent les excès de 1793. L’Europe, héritière de cet imaginaire révolutionnaire, oscille entre démocratie et désordre, liberté et confusion, participation et violence symbolique. Il est temps de relire 1789 non comme un modèle sacré, mais comme une leçon politique à manier avec lucidité.
Le travail en miettes : l’Europe face aux convulsions du capitalisme mondialisé
Le capitalisme mondialisé a profondément transformé le travail en Europe : délocalisations, précarisation, individualisation. Derrière les chiffres de l’emploi, les sociétés européennes font face à un vide de sens, à une fatigue généralisée et à l’effritement du modèle social. Le travail devient instable, fragmenté, souvent absurde, tandis que l’État-providence peine à suivre. Une jeunesse désabusée cherche des alternatives — décroissance, autonomie, nouveaux modèles de vie — dans une Europe qui, bien qu’encore active, semble avoir perdu la boussole du pourquoi.
Quand Washington rembobine ses missiles
Les États-Unis détournent des systèmes de défense initialement destinés à l’Ukraine pour les envoyer en Israël, invoquant la nécessité de protéger les soldats et actifs américains face à la menace iranienne et ses alliés. Ce réajustement révèle les limites des capacités industrielles américaines, la priorité donnée à l’agenda stratégique proche-oriental, et le poids de la politique intérieure à Washington. À Kiev, cette décision fragilise la défense anti-aérienne face aux drones russes. L’Europe, quant à elle, assiste impuissante, confrontée à sa propre dépendance militaire. Ce revirement stratégique profite à Moscou et met en question la fiabilité à long terme du soutien occidental à l’Ukraine.
Rebecca Zlotowski, l’élégance d’un esprit libre
Elle parle avec la précision d’une professeure de lettres et la fougue d’une réalisatrice en pleine lumière. Rebecca Zlotowski, 44 ans, incarne cette nouvelle figure féminine du cinéma européen : cultivée, audacieuse, plurielle. D’origine juive polonaise par son père, marocaine par sa mère, agrégée de lettres modernes avant même ses 25 ans, elle claque la porte de l’enseignement pour celle de La Fémis, l’école mythique des métiers du cinéma. À Paris, elle ne choisit pas le chemin le plus simple — mais celui de la passion, du texte, et de l’image. Une femme, plusieurs héritages Chez Rebecca Zlotowski, rien ne…
Crimes contre l’humanité : la justice universelle est-elle encore en marche ?
L’Allemagne et la France ont montré que la justice universelle peut fonctionner, en jugeant des criminels de guerre syriens, irakiens ou rwandais, même pour des crimes commis hors de leur territoire. Pourtant, cette justice reste incomplète : la Cour pénale internationale peine à agir face à des figures comme Bachar el-Assad, toujours protégé par la Russie. Le principe de compétence universelle existe, mais son application dépend encore trop des rapports de force géopolitiques. La justice internationale avance, mais reste inégalitaire et partielle.