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Auteur/autrice : Kevin Ngirimcuti
Kevin et est titulaire d'un diplôme en sciences politiques. Il a fondé plusieurs start-ups à succès et aime partager sa vision et son expertise.
École privée contre école publique : les subventions de trop ?
La France consacre chaque année des milliards d’euros aux écoles privées sous contrat, majoritairement fréquentées par les classes moyennes et supérieures. Si ces subventions reposent sur un vieux compromis républicain, elles posent aujourd’hui question : peut-on continuer à financer une forme de sécession éducative, alors que l’école publique est en crise ? Loin d’appeler à leur suppression totale, l’article plaide pour un rééquilibrage lucide : plus de transparence, plus de justice sociale, et une priorité claire donnée à l’école de tous.
Christiane Taubira a-t-elle fait couler la justice française ? Portrait d’une ministre libre et controversée
Christiane Taubira n’a pas « fait couler » la justice française, mais elle a profondément bousculé ses repères. Accusée à tort d’indépendantisme, elle a porté une vision humaniste et littéraire de la justice, en défendant des réformes moins répressives et plus intelligentes. Ce qui dérange, ce n’est pas son bilan, mais sa liberté, son style, et ce qu’elle incarne : une femme noire, érudite et insoumise dans un ministère régalien.
Envoyer les détenus à Saint-Pierre-et-Miquelon ? Une tentation pénitentiaire à l’accent colonial
L’idée d’envoyer des détenus à Saint-Pierre-et-Miquelon ou dans d’autres territoires ultramarins ravive une logique coloniale de relégation, comme celle qui a conduit jadis à la déportation d’Algériens en Guyane. Derrière cette tentation sécuritaire se cache un refus d’affronter les vraies causes de la délinquance — précarité, échec scolaire, fractures sociales. Transformer les outre-mer en zones carcérales serait une double peine pour les détenus et pour ces territoires déjà fragilisés. La prison ne doit pas devenir un exil républicain.
Faut-il privatiser France Télévisions ? Le dilemme d’un service public sous tension
Faut-il privatiser France Télévisions ?
Le débat oppose deux visions.
Les partisans de la privatisation dénoncent un service coûteux, rigide et idéologiquement biaisé. Ils y voient un frein à l’innovation et à la concurrence face aux plateformes privées.
Les défenseurs du service public, eux, rappellent son rôle démocratique, culturel et territorial, garantissant un accès égalitaire à l’information et à la création.
La vraie solution réside sans doute dans une réforme ambitieuse mais lucide, qui modernise sans renoncer à l’esprit de mission publique.
Claude Monet ou l’invention de la lumière intérieure de l’Europe
Claude Monet a profondément transformé l’art européen en faisant basculer la peinture du récit vers la sensation. En peignant la lumière, le flou, l’instant, il a ouvert la voie à la modernité visuelle : subjectivité, immersion, série, abstraction. Son héritage ? Une révolution silencieuse du regard, où la beauté devient un langage intérieur. Monet n’a pas seulement changé la peinture : il a changé notre manière de voir le monde.
Israël, démocratie d’exception ou exception à la démocratie ?
Israël est souvent qualifié de « seule démocratie du Moyen-Orient », ce qui lui vaut une forme d’indulgence diplomatique. Pourtant, ce statut démocratique ne saurait justifier des politiques d’occupation, d’inégalités internes ou de recours disproportionné à la force. Être une démocratie ne donne pas le droit de tout faire. Au contraire, cela devrait renforcer l’exigence morale. Si l’Occident continue de confondre démocratie et impunité, il risque de fragiliser l’idée même de démocratie.
L’art du soupçon : comment Vladimir Poutine perturbe l’Occident
En 2025, Vladimir Poutine ne mène plus une guerre militaire mais une guerre psychologique. Par ses espions, ses cyberattaques, et la désinformation, il cherche à détruire la confiance qui lie les sociétés occidentales. Son objectif n’est pas de conquérir, mais de déstabiliser de l’intérieur, en instillant le doute, en affaiblissant les institutions, et en faisant du chaos un outil politique. Ce n’est plus une guerre froide : c’est une guerre du soupçon.
L’ombre portée de l’Axe du Mal : 20 ans après, un héritage de cendres et de désordre
Vingt ans après le discours de George W. Bush sur « l’Axe du Mal » (Iran, Irak, Corée du Nord), le monde vit encore les conséquences de cette vision manichéenne. Colin Powell, figure tragique, a vu sa crédibilité brisée par son discours erroné à l’ONU en 2003. Aujourd’hui, en 2025, l’Irak est instable, l’Iran renforcé, la Corée du Nord nucléaire, et la confiance dans les institutions occidentales profondément érodée. Le véritable héritage de l’Axe du Mal ? Une perte de foi globale dans la parole démocratique et un monde où le soupçon a remplacé la conviction.
Ces chefs-d’œuvre qu’on n’a pas lus (mais qu’on fait semblant d’avoir lus)
Certains grands livres — Belle du Seigneur, À la recherche du temps perdu, Les Misérables, Le Comte de Monte-Cristo… — sont plus souvent exposés que lus. On les admire, on les cite parfois, mais on ne les ouvre pas vraiment, par manque de temps, de courage ou par simple intimidation. Ils deviennent des objets de désir culturel, une honte douce et élégante, un rendez-vous littéraire toujours repoussé mais jamais annulé.
Tesla et Samsung : quand la voiture devient un objet de silicium
Samsung a signé un accord avec Tesla pour fournir les puces électroniques des futurs modèles. Ce partenariat symbolise le glissement de l’automobile vers l’univers technologique : la voiture devient une plateforme informatisée, pilotée par la donnée. Derrière ce progrès industriel, une question persiste : que reste-t-il de la liberté quand nos trajets sont pensés par des machines ?