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Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump restructure l’Amérique autour d’un récit d’exclusion. Son administration érige un espace politique clairement orienté contre les immigrés, les universitaires critiques et les personnes transgenres, transformant la vulnérabilité en menace. Sous couvert de restaurer l’ordre et l’identité nationale, Trump gouverne par clivage, imposant une vision régressive de la société. Ce durcissement idéologique, qui résonne bien au-delà des frontières américaines, interroge nos démocraties : que devient une société qui combat ses citoyens les plus fragiles au lieu de les protéger ?

Mike Huckabee, nouvel ambassadeur d’Israël aux États-Unis, a provoqué une vive controverse en déclarant que la France devrait “céder la Côte d’Azur aux Palestiniens” si elle tient tant à leur accorder un État. Derrière cette provocation, une stratégie politique assumée : celle d’un Israël plus idéologique que diplomatique, qui attaque frontalement les positions françaises sur Gaza et le processus de paix. La sortie de Huckabee, caricaturale en apparence, reflète un glissement plus profond dans le discours israélien et interroge la place de la France comme médiatrice dans un Proche-Orient en tension.

Donald Trump a récemment organisé un dîner privé avec plusieurs investisseurs de la cryptomonnaie “Trump Coin”, soulignant son rapprochement stratégique avec les élites du numérique financier. Cette rencontre soulève des questions sur une possible captation de son influence par des acteurs peu régulés, à la frontière de la spéculation et de la politique. Plus qu’une corruption classique, il s’agit d’une forme de connivence moderne, où les fortunes digitales courtisent le pouvoir en échange de visibilité et de protection, au risque d’effacer les frontières entre politique publique et intérêts privés.

Alors que le Soudan s’enfonce dans une guerre civile dévastatrice, les États-Unis semblent l’avoir relégué aux marges de leur diplomatie. Absence d’initiative, silence stratégique, désintérêt humanitaire : l’oubli du Soudan révèle moins une erreur qu’un choix. Washington, comme une partie de l’Occident, semble avoir tourné le dos à un continent perçu comme périphérique. Mais cette indifférence, à long terme, pourrait coûter cher : en crédibilité, en stabilité régionale et en responsabilité morale.

Alors que le Soudan s’enfonce dans une guerre civile dévastatrice, les États-Unis semblent l’avoir relégué aux marges de leur diplomatie. Absence d’initiative, silence stratégique, désintérêt humanitaire : l’oubli du Soudan révèle moins une erreur qu’un choix. Washington, comme une partie de l’Occident, semble avoir tourné le dos à un continent perçu comme périphérique. Mais cette indifférence, à long terme, pourrait coûter cher : en crédibilité, en stabilité régionale et en responsabilité morale.

Donald Trump transforme les visites à la Maison-Blanche en démonstrations de pouvoir plus qu’en gestes diplomatiques traditionnels. En multipliant les signaux d’hostilité ou de domination symbolique — silences pesants, remarques déplacées, protocoles déséquilibrés — il impose une diplomatie du rapport de force. Pour certains, il s’agit d’une stratégie délibérée d’humiliation ; pour d’autres, d’un style personnel brouillant les usages. Quoi qu’il en soit, cette posture révèle une diplomatie fondée moins sur le dialogue que sur la mise en scène du pouvoir.

L’administration Trump a interdit à Harvard d’inscrire des étudiants étrangers pour l’année 2024-2025, accusant l’université de laxisme face aux manifestations pro-palestiniennes et de proximité avec la Chine. Cette décision suscite un tollé dans le monde académique, qui y voit une attaque contre la liberté intellectuelle et l’ouverture internationale de l’université américaine. Harvard a annoncé une riposte juridique immédiate, tandis que la communauté universitaire s’inquiète d’un basculement idéologique qui menace l’universalisme des savoirs.

Alors que l’Amérique traverse une crise identitaire et morale, le catholicisme y connaît une réémergence inattendue comme force culturelle et politique. De figures conservatrices comme J.D. Vance à la rhétorique quasi messianique de Donald Trump, l’Église devient un repère moral pour une nouvelle droite intellectuelle. Entre rempart contre le relativisme et instrument de reconquête idéologique, le catholicisme américain pourrait bien, comme Tocqueville l’avait pressenti, devenir l’une des puissances les plus durables du paysage démocratique.

Kim Kardashian tiendra le rôle principal d’une nouvelle série judiciaire signée Ryan Murphy, dans laquelle elle incarnera une avocate influente à New York. Ce choix de casting prolonge sa stratégie de réinvention publique — de star de télé-réalité à figure engagée pour la réforme carcérale — tout en interrogeant les frontières entre image, pouvoir et crédibilité. Une performance à la croisée de la satire, du glamour et du commentaire culturel sur notre époque médiatique.

Joe Biden, 82 ans, a été diagnostiqué d’un cancer agressif de la prostate avec métastases osseuses. Malgré la gravité du diagnostic, la maladie est jugée sensible aux traitements hormonaux. Cette épreuve intime, vécue après un mandat marqué par la polarisation, redonne à l’ancien président une stature transpartisane, rappelant combien sa trajectoire personnelle est indissociable d’une certaine idée de l’Amérique éprouvée mais résiliente.

En Géorgie, Adriana Smith, une femme enceinte en état de mort cérébrale, est maintenue artificiellement en vie en vertu des lois anti-avortement de l’État. L’hôpital Emory, contraint par la législation, prolonge ainsi une grossesse contre toute logique médicale, illustrant une dérive où le corps féminin devient instrument politique. Ce cas tragique révèle les tensions profondes entre éthique médicale, droit à disposer de soi et radicalisation législative dans l’Amérique post-Roe v. Wade.