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Les frappes israéliennes contre l’Iran ont fait bondir les cours du pétrole, dépassant les 95 dollars le baril. Résultat : les actions des géants pétroliers s’envolent, portées par la hausse du brut, tandis que les compagnies aériennes plongent en Bourse, pénalisées par l’explosion des coûts du kérosène, l’un de leurs principaux postes de dépense. Une réaction classique des marchés face à une flambée des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

La Russie aurait perdu plus d’un million de soldats depuis le début de la guerre en Ukraine, un chiffre tragique qui révèle l’impasse d’un conflit d’attrition mené au mépris des vies humaines. Tandis que le Kremlin dissimule ces pertes, le pays sacrifie sa jeunesse, notamment ses minorités. En face, l’Ukraine tient, malgré l’épuisement. Cette guerre expose une Russie fragilisée, sans horizon, et une Europe spectatrice, solidaire mais impuissante, qui redécouvre la brutalité de l’Histoire.

Israël a lancé ce matin des frappes aériennes sur des sites militaires et nucléaires à Téhéran et Natanz, en réponse à la mort du général iranien Hossein Salami. L’Iran promet de venger son chef militaire, annonçant une riposte imminente. Cette escalade fait craindre une guerre ouverte au Moyen-Orient. Tandis que les dirigeants mondiaux appellent à la retenue, la population civile, des deux côtés, se retrouve une fois de plus otage d’un conflit dicté par la vengeance, la peur et les calculs politiques.

Le traité international sur la haute mer, salué par Emmanuel Macron, entrera en vigueur le 1er janvier 2026. Il vise à protéger la biodiversité marine dans les zones situées au-delà des juridictions nationales, en créant des aires protégées, en encadrant les activités industrielles et en instaurant une gouvernance collective. S’il marque une avancée majeure pour l’environnement, de nombreux défis restent à relever pour le rendre réellement efficace.

Cristina Fernández de Kirchner, ancienne présidente de l’Argentine, a été condamnée à six ans de prison pour corruption et déclarée inéligible à vie. La justice l’accuse d’avoir favorisé un proche dans l’attribution de marchés publics lorsqu’elle était au pouvoir. Elle dénonce un procès politique et affirme renoncer à toute candidature future. Cette condamnation marque la fin d’une ère pour le péronisme, même si Cristina reste une figure mythique pour une partie de la population argentine

Depuis début 2025, la Libye redevient le principal point de départ des migrants vers l’Europe, avec plus de 24 000 départs enregistrés, principalement de ressortissants bangladais et maliens. Ces flux reflètent la fermeture progressive des routes via le Maroc et la Mauritanie. Dans un pays contrôlé par des milices et où les violences contre les migrants sont documentées, l’Europe continue de sous-traiter sa politique migratoire, au détriment des droits humains. La Libye incarne à nouveau le carrefour tragique d’un exil dicté par les fractures du monde.

Le Madleen, un navire civil parti d’Italie avec de l’aide humanitaire pour Gaza, a été intercepté en mer par l’armée israélienne avant d’atteindre sa destination. À bord : médecins, bénévoles, journalistes, tous déterminés à agir face au blocage des convois officiels. Bien que pacifique, la mission a été stoppée et les passagers retenus. Ce bateau, modeste mais symbolique, révèle l’impuissance des États et la force des solidarités citoyennes face à la tragédie palestinienne.

La destitution d’Ali Bongo en août 2023 a marqué la fin d’un demi-siècle de pouvoir familial au Gabon. Brice Oligui Nguema, général devenu président, promet une “restauration” démocratique, avec une nouvelle Constitution et une diversification économique. Mais son élection à 94 % des voix et la centralisation du pouvoir inquiètent. Le Gabon entre dans une nouvelle ère, entre espoir de renouveau et risque d’un autoritarisme militaire maquillé.

La Russie renforce sa présence en Afrique en combinant influence militaire (via le groupe Wagner), diplomatie classique et discours anticolonial. Le Kremlin se présente comme une alternative à l’Occident, séduisant certains régimes par sa discrétion et son absence de conditionnalité démocratique. Mais derrière ce partenariat se cachent des intérêts stratégiques : exploitation des ressources, soutien aux pouvoirs autoritaires, guerre d’influence médiatique. Si l’Afrique redevient un terrain de jeu des grandes puissances, elle doit garder sa vigilance face à ce nouveau “tsar noir” et ses promesses ambiguës.