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La guerre en Ukraine marque l’entrée du conflit armé dans l’ère du gaming : les drones transforment le combat en expérience à distance, filmée et esthétisée, où tuer passe par un écran. Cette logique, héritée de la culture vidéoludique, rend la violence plus abstraite, plus « lisible », mais aussi plus troublante, en brouillant la frontière entre réel et simulation.

Trump présente un « conseil de paix » qui relève moins d’une véritable diplomatie que d’une mise en scène politique. Derrière le vocabulaire pacificateur, il propose une vision transactionnelle de la paix, pensée comme un deal rapide et personnel plutôt qu’un processus long et collectif. Cette initiative révèle surtout une tendance contemporaine : une paix simplifiée, spectaculaire, dépendante de l’homme fort, plus symptomatique d’un monde fatigué des conflits que réellement capable de les résoudre.

Dassault Aviation a revu à la hausse ses perspectives pour 2025, anticipant désormais un chiffre d’affaires supérieur à 7 milliards d’euros. Le groupe a livré 26 Rafale, dont 15 à l’export, et 37 jets Falcon. Malgré des commandes de Rafale légèrement en baisse, le carnet de commandes reste solide, avec 220 avions de combat et 73 Falcon à produire, confirmant la bonne dynamique industrielle du constructeur français.

Emmanuel Macron a dénoncé devant les ambassadeurs le retour d’un « nouveau colonialisme » et d’un « nouvel impérialisme », visant notamment la politique étrangère de Donald Trump. Face à un monde qu’il juge déréglé, il a défendu une Europe plus autonome et un « multilatéralisme efficace », appelant à ne pas céder à la vassalisation ni au défaitisme. Le président plaide pour une action collective face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, et pour le renforcement de la régulation européenne, notamment dans le domaine économique et technologique.

L’Amérique de Reagan, avec ses blockbusters patriotiques et ses héros musclés comme Rambo et Rocky, a instauré une culture de spectacle, de charisme et de réussite individuelle. Cette logique a préparé le terrain pour l’ère Trump, où la politique, les influenceurs, la culture du paraître et l’ultra-richesse médiatisée incarnent une continuité culturelle et idéologique avec les années 1980.

**2025 : luxe, conflit et renouveau**
L’année 2025 mêle faste et turbulences : le mariage de Jeff Bezos fait sensation, le nouveau pape est élu, et un maire prend ses fonctions à New York. À Gaza et en Ukraine, conflits et révolutions secouent le monde. La culture se réinvente avec un musée au Caire, tandis que le Louvre subit un cambriolage. Incendies à Hong Kong, fusillades à Sydney et dérèglement climatique rappellent l’urgence de repenser notre monde.

Benyamin Netanyahou se rend aux États-Unis pour rencontrer Donald Trump autour de dossiers majeurs, dont le nucléaire iranien et l’avenir de la trêve à Gaza. Alors que Washington pousse pour une deuxième phase du cessez-le-feu, le processus piétine et suscite des tensions. Pour le Premier ministre israélien, cette visite est aussi l’occasion de remettre l’Iran au centre du débat et de consolider sa position politique à l’approche des élections.

Zahra Tabari, mère et ingénieure iranienne de 67 ans, a été condamnée à mort après un procès expéditif pour avoir brandi une banderole « Femme, Résistance, Liberté ». Plus de 400 femmes influentes dans le monde, dont d’anciennes dirigeantes et prix Nobel, demandent sa libération immédiate, dénonçant une exécution arbitraire et une violation des droits humains. Des experts de l’ONU appellent également à suspendre son exécution, soulignant les irrégularités de procédure et l’absence de crime grave.

L’explosion mortelle ayant visé un haut gradé russe à Moscou illustre l’évolution du conflit russo-ukrainien vers une guerre plus stratégique et ciblée. Face à l’enlisement des fronts, l’Ukraine semble privilégier des actions de précision visant des figures clés de l’appareil militaire russe, déplaçant le champ de bataille loin des lignes de combat. Cette mutation, inspirée des conflits asymétriques modernes, accroît l’efficacité tactique mais fait aussi peser un risque d’escalade et de personnalisation accrue de la guerre.