Économie Eurasienne

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Des activistes ont interrompu à Paris un concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël, symbole d’un art désormais rattrapé par la politique.
Après des perturbations similaires lors de spectacles d’Enrico Macias ou de festivals cet été, la musique devient le reflet des tensions du monde : chaque scène se transforme en champ idéologique, chaque artiste en symbole.
Dans ce climat, même Beethoven ne peut plus échapper au fracas du réel.

Vladimir Poutine refuse tout cessez-le-feu en Ukraine non par stratégie territoriale, mais parce que la guerre est devenue le cœur même de son pouvoir.
Tandis que l’Occident espère un compromis “rationnel”, le Kremlin vit dans une logique émotionnelle et impériale : la guerre sert à maintenir le contrôle intérieur, à affirmer une mission historique et à défier l’Occident.
Pour Poutine, la paix ne serait pas une victoire, mais une disparition — car c’est le conflit, plus que la conquête, qui nourrit sa légende.

En 1939, alors que la guerre éclate, Albert Camus, trop malade pour être mobilisé, observe le monde depuis Alger. Journaliste au Soir républicain, il y développe une pensée indépendante, refusant à la fois la propagande et le dogmatisme politique. Censuré, ruiné, il commence alors à écrire Caligula, L’Étranger et Le Mythe de Sisyphe — les œuvres fondatrices d’un écrivain lucide, libre et révolté.

Après dix-huit mois de siège, les Forces de soutien rapide ont pris le contrôle d’el-Fasher, dernière grande ville du Darfour. Les témoignages de survivants décrivent des massacres, viols collectifs et exécutions massives, tandis que la majorité des habitants ont disparu sans trace. Face à cette tragédie humanitaire, la communauté internationale reste largement silencieuse.