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Browsing: Russie
La main de Moscou dans le ciel du Moyen-Orient ?
Le ministre britannique de la Défense, John Healey, a suggéré que la Russie pourrait influencer certaines tactiques de drones utilisées par l’Iran dans le conflit déclenché après les frappes des États-Unis et d’Israël le 28 février.
Un drone iranien ayant frappé un hangar de la base britannique de RAF Akrotiri est actuellement analysé pour déterminer s’il contient des composants étrangers, notamment russes. Selon Healey, il n’est pas exclu que la « main cachée » du président russe Vladimir Poutine se trouve derrière certaines capacités militaires iraniennes, dans un contexte où la hausse des prix du pétrole pourrait également profiter à Moscou.
Gaz russe : la tentation du grand découplage
Vladimir Poutine a déclaré que la Russie pourrait cesser ses livraisons de gaz à l’Union européenne pour se tourner vers des marchés émergents jugés plus prometteurs. Dans le même temps, la Commission européenne prépare une proposition pour interdire définitivement les importations de pétrole russe, qui pourrait être présentée après les élections législatives en Hongrie. Cette situation illustre la rupture énergétique croissante entre l’Europe et Moscou.
Ukraine et la guerre , culture du gaming.
La guerre en Ukraine marque l’entrée du conflit armé dans l’ère du gaming : les drones transforment le combat en expérience à distance, filmée et esthétisée, où tuer passe par un écran. Cette logique, héritée de la culture vidéoludique, rend la violence plus abstraite, plus « lisible », mais aussi plus troublante, en brouillant la frontière entre réel et simulation.
Macron face aux empires.
Emmanuel Macron a dénoncé devant les ambassadeurs le retour d’un « nouveau colonialisme » et d’un « nouvel impérialisme », visant notamment la politique étrangère de Donald Trump. Face à un monde qu’il juge déréglé, il a défendu une Europe plus autonome et un « multilatéralisme efficace », appelant à ne pas céder à la vassalisation ni au défaitisme. Le président plaide pour une action collective face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, et pour le renforcement de la régulation européenne, notamment dans le domaine économique et technologique.
Analyse d’une guerre plus stratégique, plus ciblée ?
L’explosion mortelle ayant visé un haut gradé russe à Moscou illustre l’évolution du conflit russo-ukrainien vers une guerre plus stratégique et ciblée. Face à l’enlisement des fronts, l’Ukraine semble privilégier des actions de précision visant des figures clés de l’appareil militaire russe, déplaçant le champ de bataille loin des lignes de combat. Cette mutation, inspirée des conflits asymétriques modernes, accroît l’efficacité tactique mais fait aussi peser un risque d’escalade et de personnalisation accrue de la guerre.
Ukraine : l’Europe face au miroir russe
L’Europe observe avec inquiétude les signaux contradictoires venus de Moscou, alors que Washington tente de relancer une initiative de paix en Ukraine. Malgré un discours russe laissant entendre une ouverture, les faits — mobilisation accrue, investissements militaires, rhétorique d’encerclement — contredisent toute volonté réelle de négocier.
Pour Rome, Paris et Berlin, la prudence domine : Emmanuel Macron estime d’ailleurs qu’il n’y a « aucune volonté russe » d’accepter un cessez-le-feu. L’enjeu dépasse toutefois le front ukrainien. Certains responsables européens, comme le ministre italien Guido Crosetto, rappellent que la stabilité future dépendra aussi de la Russie elle-même, appelée à gérer le retour de millions de soldats dans une économie fragile.
L’Europe se retrouve donc face à un double défi : éviter une paix illusoire et anticiper les conséquences internes d’une Russie démobilisée. Une erreur de perception pourrait coûter aussi cher que la guerre.
La paix selon Poutine : l’éternité du conflit
Vladimir Poutine refuse tout cessez-le-feu en Ukraine non par stratégie territoriale, mais parce que la guerre est devenue le cœur même de son pouvoir.
Tandis que l’Occident espère un compromis “rationnel”, le Kremlin vit dans une logique émotionnelle et impériale : la guerre sert à maintenir le contrôle intérieur, à affirmer une mission historique et à défier l’Occident.
Pour Poutine, la paix ne serait pas une victoire, mais une disparition — car c’est le conflit, plus que la conquête, qui nourrit sa légende.
L’Union européenne prépare sa logistique de guerre : vers une mobilité militaire intégrée
Une Europe qui se prépare à la guerre de mouvement…
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Le groupe TotalEnergies, sous la direction de Patrick Pouyanné, estime…
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