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Élu président de la Corée du Sud en juin 2025, Lee Jae-myung incarne un renouveau social et politique. Issu d’un milieu ouvrier, cet avocat devenu homme d’État promet de relancer la quatrième économie d’Asie par une politique d’investissements publics, de réformes industrielles et de rééquilibrage diplomatique. À la tête d’un pays en quête de stabilité, il devra conjuguer justice sociale, rigueur économique et habileté géopolitique, tout en faisant face à ses propres controverses judiciaires. Un mandat à haut risque, mais porteur d’espoir.

Mike Huckabee, nouvel ambassadeur d’Israël aux États-Unis, a provoqué une vive controverse en déclarant que la France devrait “céder la Côte d’Azur aux Palestiniens” si elle tient tant à leur accorder un État. Derrière cette provocation, une stratégie politique assumée : celle d’un Israël plus idéologique que diplomatique, qui attaque frontalement les positions françaises sur Gaza et le processus de paix. La sortie de Huckabee, caricaturale en apparence, reflète un glissement plus profond dans le discours israélien et interroge la place de la France comme médiatrice dans un Proche-Orient en tension.

Karol Nawrocki, historien nationaliste et ancien directeur de l’Institut de la Mémoire nationale, a été élu président de la Pologne. Proche idéologiquement du PiS et soutenu par Donald Trump, il devient un contrepoids conservateur au gouvernement pro-européen de Donald Tusk. Son élection annonce une cohabitation tendue, une possible crispation des relations avec l’Union européenne, et une redéfinition du rôle de la Pologne entre mémoire nationale, souveraineté politique et équilibre géopolitique. Une victoire symbolique qui révèle les fractures profondes de la société polonaise.

Alors que le Soudan s’enfonce dans une guerre civile dévastatrice, les États-Unis semblent l’avoir relégué aux marges de leur diplomatie. Absence d’initiative, silence stratégique, désintérêt humanitaire : l’oubli du Soudan révèle moins une erreur qu’un choix. Washington, comme une partie de l’Occident, semble avoir tourné le dos à un continent perçu comme périphérique. Mais cette indifférence, à long terme, pourrait coûter cher : en crédibilité, en stabilité régionale et en responsabilité morale.

Alors que le Soudan s’enfonce dans une guerre civile dévastatrice, les États-Unis semblent l’avoir relégué aux marges de leur diplomatie. Absence d’initiative, silence stratégique, désintérêt humanitaire : l’oubli du Soudan révèle moins une erreur qu’un choix. Washington, comme une partie de l’Occident, semble avoir tourné le dos à un continent perçu comme périphérique. Mais cette indifférence, à long terme, pourrait coûter cher : en crédibilité, en stabilité régionale et en responsabilité morale.

Le débat autour de Boualem Sansal comme figure de la francophonie mondiale oppose deux visions. Pour ses partisans, il incarne une francophonie exigeante, libre et lucide, capable de porter un discours universel et critique. Pour ses détracteurs, il représente une voix singulière, trop polémique pour symboliser la diversité vivante et plurielle des mondes francophones. À travers cette controverse, c’est la définition même de la francophonie qui est interrogée : projet littéraire, outil diplomatique ou mémoire partagée ?

L’administration Trump a interdit à Harvard d’inscrire des étudiants étrangers pour l’année 2024-2025, accusant l’université de laxisme face aux manifestations pro-palestiniennes et de proximité avec la Chine. Cette décision suscite un tollé dans le monde académique, qui y voit une attaque contre la liberté intellectuelle et l’ouverture internationale de l’université américaine. Harvard a annoncé une riposte juridique immédiate, tandis que la communauté universitaire s’inquiète d’un basculement idéologique qui menace l’universalisme des savoirs.