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En 2025, le Rwanda s’impose comme une destination africaine incontournable pour les voyageurs exigeants. Entre Kigali, capitale moderne et apaisée, les safaris confidentiels dans les volcans, et une mémoire assumée avec dignité, le pays allie nature, culture et résilience. Loin du tourisme de masse, le Rwanda séduit par son élégance discrète et son ambition contemporaine : une Afrique nouvelle, à découvrir avec respect et curiosité.

La Russie renforce sa présence en Afrique à travers une stratégie opportuniste mêlant soutien militaire (notamment via Wagner), accords miniers et discours anti-occidental. Profitant du recul de l’Occident, Moscou cherche à étendre son influence géopolitique à moindre coût, en s’implantant dans des pays fragiles comme le Mali, la Centrafrique ou le Soudan. Cette “Russafrique” n’est pas un empire colonial mais un levier tactique, où l’Afrique devient l’arène silencieuse des ambitions russes face à l’Occident — sans que les Africains aient réellement voix au chapitre.

À Nairobi, une commémoration en hommage aux victimes de 2024 a dégénéré en violents affrontements : 16 morts et plus de 300 blessés. La colère populaire vise directement le président William Ruto, déjà impopulaire, accusé d’inaction face à la crise sociale. S’il a évité de hausser les impôts pour contenir la tension, la rue réclame désormais des réponses profondes. Le soulèvement kényan révèle une jeunesse lucide, impatiente, et en quête de vraie démocratie.

De plus en plus de jeunes Africains choisissent la Chine plutôt que les États-Unis pour leurs études supérieures. Attirés par des frais plus abordables, des bourses accessibles et un partenariat perçu comme plus égalitaire, ils voient en la Chine une alternative au modèle occidental. Au-delà de l’aspect économique, ce choix reflète une volonté de s’affranchir du regard postcolonial et de redéfinir leur avenir à l’Est, dans une relation jugée plus pragmatique et respectueuse. Un déplacement géographique, mais surtout symbolique.

La Russie renforce sa présence en Afrique en combinant influence militaire (via le groupe Wagner), diplomatie classique et discours anticolonial. Le Kremlin se présente comme une alternative à l’Occident, séduisant certains régimes par sa discrétion et son absence de conditionnalité démocratique. Mais derrière ce partenariat se cachent des intérêts stratégiques : exploitation des ressources, soutien aux pouvoirs autoritaires, guerre d’influence médiatique. Si l’Afrique redevient un terrain de jeu des grandes puissances, elle doit garder sa vigilance face à ce nouveau “tsar noir” et ses promesses ambiguës.

En dénonçant avec véhémence les passeurs africains et en promettant de les « traquer », le Premier ministre britannique réactive une rhétorique guerrière et simplificatrice sur les migrations africaines. Derrière ce discours, se profile une lecture utilitariste et postcoloniale des migrations, où l’Afrique reste perçue comme un foyer de désordre à contenir, plutôt qu’un partenaire politique. Une posture de puissance déclinante, davantage dictée par des réflexes électoralistes que par une compréhension des réalités complexes des routes migratoires.

Le 12 mai s’est ouvert à Abidjan l’Africa CEO Forum 2025, sous le thème d’un « New Deal public-privé » pour repenser les relations entre États et entreprises africaines. Face aux défis énergétiques, à l’achèvement de la ZLECAf et à la montée de l’intelligence artificielle, les décideurs du continent entendent bâtir une gouvernance économique plus souveraine et attractive. Un débat inédit opposera également les candidats à la présidence de la BAD, confirmant l’ambition d’une Afrique qui veut désormais dicter ses propres règles du jeu.