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Analyse des tendances économiques en Eurasie et de leurs implications pour l’avenir.

Dassault Aviation a revu à la hausse ses perspectives pour 2025, anticipant désormais un chiffre d’affaires supérieur à 7 milliards d’euros. Le groupe a livré 26 Rafale, dont 15 à l’export, et 37 jets Falcon. Malgré des commandes de Rafale légèrement en baisse, le carnet de commandes reste solide, avec 220 avions de combat et 73 Falcon à produire, confirmant la bonne dynamique industrielle du constructeur français.

Avant Noël, la Bourse de Paris a clôturé quasi stable (+0,01 %) à 8 105 points, dans une séance écourtée et peu échangée. Les métaux précieux, menés par l’or, ont atteint des records sur fond de tensions géopolitiques et d’anticipations de baisses de taux. Côté valeurs, Eutelsat a progressé, tandis qu’Exail a reculé ; sur le CAC 40, Kering a signé la meilleure performance et TotalEnergies a légèrement baissé.

À Canton, *Le Figaro* a pénétré dans les ateliers de sous-traitants de Shein, où des couturières travaillent jusqu’à quatorze heures par jour, payées à la pièce, sous des cadences toujours plus intenses. Ce modèle industriel, au cœur du succès mondial de l’ultra fast-fashion, repose sur une main-d’œuvre épuisée et largement invisibilisée, tandis que les autorités occidentales commencent à durcir leur réponse face au géant chinois.

L’horlogerie suisse, confrontée aux droits de douane américains et au recul de la demande chinoise, se tourne vers l’Inde et le Mexique comme nouveaux relais de croissance. Bien que ces marchés affichent une forte progression, ils restent encore trop modestes pour compenser les pertes aux États-Unis et en Chine. Le secteur doit ainsi conjuguer consolidation sur ses marchés traditionnels et expansion vers ces territoires émergents.

À Paris, les « frais de représentation » des maires d’arrondissement, bien que légaux, suscitent l’indignation publique en raison du manque de transparence et de cadre national précis. Chaque mairie pratique ses propres règles, et même les recommandations internes de la Ville sont inégalement suivies. La polémique souligne la nécessité de concilier légalité, perception citoyenne et régulation claire pour restaurer la confiance dans les dépenses publiques.

La « taxe Zucman » est un impôt plancher de 2 % sur les patrimoines de plus de 100 millions d’euros, imaginé par l’économiste Gabriel Zucman pour limiter l’évasion fiscale et accroître les recettes publiques. En reprenant cette idée chère au Parti socialiste, Sébastien Lecornu pourrait à la fois séduire la gauche, éviter une censure parlementaire et montrer aux marchés qu’il cherche des solutions crédibles après la dégradation de la note française. Mais la mesure reste fragile : sa faisabilité technique et le risque d’exil fiscal posent question.