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L’Amérique de Reagan, avec ses blockbusters patriotiques et ses héros musclés comme Rambo et Rocky, a instauré une culture de spectacle, de charisme et de réussite individuelle. Cette logique a préparé le terrain pour l’ère Trump, où la politique, les influenceurs, la culture du paraître et l’ultra-richesse médiatisée incarnent une continuité culturelle et idéologique avec les années 1980.

**2025 : luxe, conflit et renouveau**
L’année 2025 mêle faste et turbulences : le mariage de Jeff Bezos fait sensation, le nouveau pape est élu, et un maire prend ses fonctions à New York. À Gaza et en Ukraine, conflits et révolutions secouent le monde. La culture se réinvente avec un musée au Caire, tandis que le Louvre subit un cambriolage. Incendies à Hong Kong, fusillades à Sydney et dérèglement climatique rappellent l’urgence de repenser notre monde.

Mercredi soir, Emmanuel Macron présentera ses vœux aux Français pour 2026, lors de son avant-dernier exercice présidentiel. Parmi les sujets possibles : budget, réformes et consultation des citoyens, notamment sur les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, sans certitude sur un éventuel référendum.

Benyamin Netanyahou se rend aux États-Unis pour rencontrer Donald Trump autour de dossiers majeurs, dont le nucléaire iranien et l’avenir de la trêve à Gaza. Alors que Washington pousse pour une deuxième phase du cessez-le-feu, le processus piétine et suscite des tensions. Pour le Premier ministre israélien, cette visite est aussi l’occasion de remettre l’Iran au centre du débat et de consolider sa position politique à l’approche des élections.

À Noël 2025, les ventes de livres confirment trois succès majeurs : *Astérix en Lusitanie* domine largement le classement avec plus de 113.000 exemplaires vendus sur la semaine, suivi de *La Maison vide* de Laurent Mauvignier, prix Goncourt, et du *Journal d’un prisonnier* de Nicolas Sarkozy, qui suscite une forte curiosité. Une fin d’année marquée par le triomphe de la bande dessinée et l’attrait persistant pour les récits politiques et littéraires.

Rokhaya Diallo a dénoncé une caricature de *Charlie Hebdo* la représentant en Joséphine Baker, qu’elle juge raciste et héritée de l’imaginaire colonial. Le journal a rejeté ces accusations, affirmant critiquer ses positions idéologiques sur la laïcité et l’universalisme, et l’accusant de manipulation. La polémique illustre une nouvelle fracture entre défense de la satire universaliste et dénonciation des stéréotypes raciaux.

Zahra Tabari, mère et ingénieure iranienne de 67 ans, a été condamnée à mort après un procès expéditif pour avoir brandi une banderole « Femme, Résistance, Liberté ». Plus de 400 femmes influentes dans le monde, dont d’anciennes dirigeantes et prix Nobel, demandent sa libération immédiate, dénonçant une exécution arbitraire et une violation des droits humains. Des experts de l’ONU appellent également à suspendre son exécution, soulignant les irrégularités de procédure et l’absence de crime grave.

François Fillon regrette son appel à voter Macron en 2017 et déplore l’état actuel de la France : un milliard d’euros de dette supplémentaire par jour ouvrable. Il souligne que tous les présidents depuis Mitterrand ont accru le déficit, souvent en gérant les crises comme des pompiers, en misant sur la croissance pour réduire l’endettement. Selon lui, le pays a négligé les enjeux démographiques, la désindustrialisation et les effets d’une fiscalité et d’une réglementation excessives, qui ont affaibli la compétitivité. C’est un constat lucide et critique sur les choix passés et leurs conséquences.

Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a ravivé les tensions internes du mouvement MAGA. Derrière des débats en apparence sans lien — soutien à Israël, théories complotistes, défiance vaccinale, avortement — se dessinent les fractures d’un trumpisme désormais confronté à l’exercice du pouvoir. À l’approche des élections de mi-mandat, le président doit composer avec une base idéologiquement fragmentée, où isolationnisme, méfiance institutionnelle et conservatisme moral ne forment plus un bloc homogène. Ces fissures interrogent la capacité du mouvement MAGA à survivre à sa propre institutionnalisation.