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Recevez les dernières nouvelles et analyses d'Eurasia Focus sur l'actualité, la politique, l'économie et la culture en Eurasie.
Author: Kevin Ngirimcuti
Kevin et est titulaire d'un diplôme en sciences politiques. Il a fondé plusieurs start-ups à succès et aime partager sa vision et son expertise.
Cinq ans après la mort de George Floyd : que reste-t-il de Black Lives Matter ?
Cinq ans après la mort de George Floyd, le mouvement Black Lives Matter a perdu en visibilité, mais pas en impact. Malgré des divisions internes et une récupération commerciale, l’idée de BLM perdure comme langage universel contre le racisme systémique. Le militantisme frontal a laissé place à une lutte plus diffuse : dans la culture, l’art, les récits intimes. Moins spectaculaire, mais plus ancré, BLM continue d’agir comme une force de transformation des imaginaires et des consciences.
Le retour du tsar noir : Moscou tisse sa toile sur le continent africain
La Russie renforce sa présence en Afrique en combinant influence militaire (via le groupe Wagner), diplomatie classique et discours anticolonial. Le Kremlin se présente comme une alternative à l’Occident, séduisant certains régimes par sa discrétion et son absence de conditionnalité démocratique. Mais derrière ce partenariat se cachent des intérêts stratégiques : exploitation des ressources, soutien aux pouvoirs autoritaires, guerre d’influence médiatique. Si l’Afrique redevient un terrain de jeu des grandes puissances, elle doit garder sa vigilance face à ce nouveau “tsar noir” et ses promesses ambiguës.
Nicolas Sarkozy, précurseur de la politique contemporaine européenne ?
L’article explore le rôle de Nicolas Sarkozy comme précurseur de la politique contemporaine européenne. Son style d’« hyperprésident », son activisme international, sa rhétorique identitaire et sa personnalisation du pouvoir ont anticipé les évolutions actuelles : présidentialisation accrue, discours sur les frontières, rupture avec le consensus technocratique. Sans être le seul inspirateur, Sarkozy apparaît comme une figure annonciatrice des mutations politiques qui traversent aujourd’hui l’Europe.
Port d’armes chez les jeunes en milieu scolaire : un signal d’alarme européen
Le port d’armes par des jeunes dans les écoles, en hausse en France et en Belgique, révèle une crise profonde : insécurité ressentie, perte de repères, et abandon des périphéries par les institutions. Ce phénomène, loin d’être une dérive individuelle, est le symptôme d’un malaise collectif. L’auteur appelle à une réponse globale, éducative et sociale, plutôt que purement sécuritaire, pour reconstruire un lien de confiance entre la jeunesse, l’école et la société.
Le Qatar, médiateur inattendu dans le conflit latent entre le Rwanda et la République démocratique du CongoPar la rédaction internationale — Le Monde
Le Qatar joue les médiateurs dans le conflit entre la RDC et le Rwanda, en proposant un accord de paix inédit après plusieurs mois de négociations discrètes. Sa solution inclut le retrait des forces armées, la démobilisation de groupes rebelles et un fonds commun de reconstruction. L’accord, soutenu par les États-Unis, devrait être signé à Washington mi-juin. Cette initiative marque l’émergence du Qatar comme acteur diplomatique global et offre un espoir de désescalade dans une région meurtrie par des décennies de tensions.
Elon Musk et Donald Trump : rupture au sommet entre le techno-libertarien et le tribun populistePar la rédaction du Figaro — Tribune libre
La rupture entre Elon Musk et Donald Trump éclate au grand jour : Musk accuse Trump d’ingratitude après avoir soutenu sa campagne, tandis que Trump rejette désormais les subventions aux voitures électriques, préférant séduire son électorat conservateur. Ce clash entre le magnat de la tech et le tribun populiste révèle un affrontement d’intérêts, d’egos et de visions opposées de l’Amérique. Une querelle de titans où l’ambition personnelle l’emporte sur les alliances stratégiques.
L’Europe façonnée par la guerre : les héritages persistants de 1939-1945
Plus de huit décennies après la capitulation de l’Allemagne nazie, les traces de la Seconde Guerre mondiale demeurent inscrites dans le paysage politique, économique et moral du continent européen. Si les ruines matérielles ont été depuis longtemps relevées, les cicatrices symboliques, elles, traversent encore les générations. La guerre, avec son cortège de destructions et de révélations, a refondé l’Europe moderne, souvent malgré elle. Un continent réorganisé Au sortir du conflit, l’Europe n’est plus maîtresse d’elle-même. Deux superpuissances — les États-Unis et l’Union soviétique — imposent une logique de blocs, redécoupant la carte en zones d’influence. L’Allemagne est divisée, l’Europe centrale…
Les prisons européennes sont-elles défectueuses ? Une géographie des manquements carcéraux
Malgré une réputation de modèle, les prisons européennes présentent de graves défaillances : surpopulation, insalubrité, alimentation médiocre, conditions indignes. Plusieurs pays — dont la France, la Belgique, l’Italie ou la Grèce — ont été condamnés par la Cour européenne des droits de l’homme. Si certains États nordiques restent exemplaires, de fortes inégalités persistent sur le continent. Ces dysfonctionnements ne relèvent pas seulement de la logistique, mais posent une question éthique centrale : que reste-t-il de la dignité humaine en prison dans les démocraties européennes ?
Qui fut le plus grand philosophe de l’Europe — et qui pourrait l’être aujourd’hui ?
Immanuel Kant est souvent considéré comme le plus grand philosophe de l’Europe, pour avoir fondé la critique de la raison et défini les conditions mêmes de la pensée moderne. Aujourd’hui, aucun penseur ne le remplace à l’identique : l’époque privilégie la pluralité, la déconstruction et l’écoute du monde. Des figures comme Habermas, Butler, Latour ou Byung-Chul Han incarnent cette transition : non plus des architectes du savoir, mais des veilleurs lucides face à une modernité fragmentée.
L’intelligence artificielle peut-elle rendre l’humanité plus humaine ?
L’intelligence artificielle, en imitant l’humain, met en lumière nos travers — biais, égoïsme, indifférence — tout en nous renvoyant à ce qui fait notre singularité : empathie, lenteur, soin. Elle pourrait libérer du temps pour le lien social, mais seulement si elle est utilisée de manière éthique et partagée. L’IA ne nous rendra pas meilleurs par défaut : c’est notre regard sur elle, et les choix collectifs que nous faisons, qui détermineront si elle nous humanise ou nous aliène