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Les pourparlers entre l’Ukraine et la Russie montrent des progrès, mais Moscou souhaite conserver les territoires conquis. Macron insiste sur la prudence, l’Europe soutient fermement Kyiv, tandis que Trump se montre enthousiaste. La situation reste fragile, entre espoir diplomatique et réalités du conflit

À la fin de 2025, l’Ukraine se dit prête à renouer le dialogue avec Moscou, tandis que la Russie affirme vouloir la paix… mais à ses conditions. Si les pourparlers reprennent, ils restent marqués par des exigences irréconciliables : retrait russe pour Kiev, reconnaissance des annexions pour Moscou. Ce retour de la diplomatie pourrait annoncer non pas une vraie paix, mais un gel du conflit — une paix de façade, ambiguë et fragile.

Donald Trump opère un revirement spectaculaire : il annonce de nouvelles livraisons d’armes à l’Ukraine, dont les systèmes Patriot et les missiles ATACMS, et menace la Chine, l’Inde et la Turquie de sanctions commerciales avec des droits de douane de 100 % s’ils continuent de soutenir la Russie. Une stratégie qui, sous des dehors protectionnistes, affaiblit Moscou en la privant de ressources, tout en relançant une guerre commerciale mondiale. Trump ne défend pas l’Ukraine par idéalisme, mais par calcul : une realpolitik brutale, efficace et sans illusion.

Fin 2025, face à la guerre en Ukraine qui s’enlise, l’Europe se trouve au pied du mur. L’illusion d’une paix perpétuelle vacille : l’Union, conçue comme une puissance douce, peine à répondre à un monde redevenu brutal. Si une invasion militaire russe de l’Europe reste improbable, l’influence de Moscou gagne du terrain à travers la désinformation et les partis populistes prorusses. L’Europe n’est pas en train de basculer, mais elle vacille. Son avenir dépendra de sa capacité à se réinventer en puissance stratégique cohérente et déterminée.

Depuis le début de l’invasion russe en février 2022, la guerre en Ukraine a offert un terrain fertile au crime organisé des deux côtés du front. Assassins à gages, trafics d’armes, espionnage mafieux : la ligne entre opérations militaires, actions clandestines et délits mafieux est devenue floue. En Ukraine comme en Russie, la guerre a ravivé des réseaux criminels, parfois instrumentalisés par les États eux-mêmes. Au-delà du champ de bataille, une guerre souterraine se joue, où mafias et services secrets s’entremêlent dans une logique de pouvoir, de chaos et de profit.

La Cour européenne des droits de l’homme a condamné la Russie pour de graves violations commises en Ukraine : exécutions de civils et militaires hors combat, tortures et déportations arbitraires. Depuis son retrait du Conseil de l’Europe en septembre 2022, Moscou refuse toute coopération avec la CEDH, ignorant ses convocations et décisions. Ce silence d’État marque une rupture inquiétante avec le droit international, tandis que la Cour, bien que privée de moyens d’action concrets, inscrit juridiquement la responsabilité russe dans ces crimes.

Emmanuel et Brigitte Macron sont en visite d’État au Royaume-Uni, suivie d’un sommet franco-britannique. Objectif : réaffirmer les liens entre deux puissances post-Brexit autour de dossiers clés comme l’Ukraine, la défense, et la crise migratoire. Malgré des divergences, Paris et Londres cherchent un partenariat lucide et stratégique, fondé sur des intérêts partagés face aux défis mondiaux.

En visite à La Haye, Volodymyr Zelensky a remercié l’Europe pour son soutien à l’Ukraine, alors que la guerre entre dans une phase critique. Face au manque d’armes et à un déficit de 40 % du financement militaire, l’Ukraine s’inquiète : les États-Unis, sous influence de Trump, n’ont annoncé aucune nouvelle aide depuis janvier. L’Europe, désormais premier contributeur avec 72 milliards d’euros, porte l’effort de guerre, menée surtout par le Royaume-Uni et les pays nordiques. Mais le temps joue pour la Russie. L’été s’annonce décisif, dans une guerre d’usure où l’Ukraine lutte pour survivre.

Les États-Unis détournent des systèmes de défense initialement destinés à l’Ukraine pour les envoyer en Israël, invoquant la nécessité de protéger les soldats et actifs américains face à la menace iranienne et ses alliés. Ce réajustement révèle les limites des capacités industrielles américaines, la priorité donnée à l’agenda stratégique proche-oriental, et le poids de la politique intérieure à Washington. À Kiev, cette décision fragilise la défense anti-aérienne face aux drones russes. L’Europe, quant à elle, assiste impuissante, confrontée à sa propre dépendance militaire. Ce revirement stratégique profite à Moscou et met en question la fiabilité à long terme du soutien occidental à l’Ukraine.