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Un détenu, Ilyas Kherbouch, surnommé « Ganito », s’est évadé samedi de la maison d’arrêt de Villepinte avec l’aide de faux policiers. L’évasion n’a été découverte et signalée que près de quarante-huit heures plus tard, révélant un grave dysfonctionnement dans les procédures pénitentiaires. Connu pour des home-jackings violents visant notamment le footballeur Gianluigi Donnarumma et le chef Simone Zanoni, il était toujours en fuite mardi, dans une affaire qui embarrasse fortement l’administration pénitentiaire.

Réunis à **New Delhi**, 86 pays, dont les **États-Unis** et la **Chine**, ont adopté une déclaration commune appelant à une intelligence artificielle «sûre, digne de confiance et robuste». Le texte, non contraignant, met en avant des coopérations volontaires pour maximiser les bénéfices économiques et sociaux de l’IA tout en limitant les risques.

Lors du sommet, **Antonio Guterres** a plaidé pour un contrôle humain renforcé, tandis que Washington a rejeté toute gouvernance mondiale. De son côté, **Sam Altman**, patron d’**OpenAI**, a évoqué la création d’une instance internationale inspirée de l’**Agence internationale de l’énergie atomique**. Le prochain sommet se tiendra à Genève en 2027.

Les hommes réussissent mieux l’examen pratique du permis de conduire que les femmes, mais sont responsables de la majorité des accidents mortels et des infractions. Les chercheurs montrent que cet écart ne s’explique pas par une différence de compétence, mais par des stéréotypes de genre : l’examen valorise l’assurance, socialement encouragée chez les hommes, tandis que les femmes subissent une anxiété de performance et une discrimination dès l’apprentissage. Le permis révèle ainsi un système biaisé, qui récompense la confiance plutôt que la prudence.

François Fillon regrette son appel à voter Macron en 2017 et déplore l’état actuel de la France : un milliard d’euros de dette supplémentaire par jour ouvrable. Il souligne que tous les présidents depuis Mitterrand ont accru le déficit, souvent en gérant les crises comme des pompiers, en misant sur la croissance pour réduire l’endettement. Selon lui, le pays a négligé les enjeux démographiques, la désindustrialisation et les effets d’une fiscalité et d’une réglementation excessives, qui ont affaibli la compétitivité. C’est un constat lucide et critique sur les choix passés et leurs conséquences.

L’Europe observe avec inquiétude les signaux contradictoires venus de Moscou, alors que Washington tente de relancer une initiative de paix en Ukraine. Malgré un discours russe laissant entendre une ouverture, les faits — mobilisation accrue, investissements militaires, rhétorique d’encerclement — contredisent toute volonté réelle de négocier.

Pour Rome, Paris et Berlin, la prudence domine : Emmanuel Macron estime d’ailleurs qu’il n’y a « aucune volonté russe » d’accepter un cessez-le-feu. L’enjeu dépasse toutefois le front ukrainien. Certains responsables européens, comme le ministre italien Guido Crosetto, rappellent que la stabilité future dépendra aussi de la Russie elle-même, appelée à gérer le retour de millions de soldats dans une économie fragile.

L’Europe se retrouve donc face à un double défi : éviter une paix illusoire et anticiper les conséquences internes d’une Russie démobilisée. Une erreur de perception pourrait coûter aussi cher que la guerre.

Après l’assassinat de Mehdi Kessaci, tué pour intimider son frère Amine, militant contre le narcotrafic, un climat de peur s’abat sur Marseille. Les travailleurs sociaux, les militants et même les élus refusent désormais de s’exprimer publiquement, redoutant d’être pris pour cibles, eux ou leurs proches. Certains comparent cette stratégie à celle des cartels mexicains : frapper la famille pour faire taire les voix dissidentes. Deux meurtres en pleine journée, dont celui de Mehdi, montrent que le narcotrafic franchit un nouveau seuil de violence et impose une véritable omerta dans la ville.

Un proche de Volodymyr Zelensky, Timour Minditch, copropriétaire de la société qui lança la carrière du président, est accusé d’avoir orchestré un système de corruption de 100 millions de dollars dans le secteur énergétique ukrainien. L’enquête vise aussi l’actuel ministre de la Justice, soupçonné d’en avoir profité.
L’affaire éclabousse le pouvoir, déjà fragilisé par la guerre et la pression de Bruxelles sur la lutte anticorruption — condition clé pour l’adhésion à l’UE. Tandis que Minditch a quitté le pays, Zelensky reste silencieux, pris entre image de probité et soupçons d’oligarchie renaissante.

Xavier Bertrand s’en prend violemment à Jordan Bardella, qu’il accuse d’« amateurisme » et de réciter ses dossiers sans les comprendre.
Dans un paysage politique dominé par les sondages et la communication, Bertrand se pose en défenseur d’une droite sérieuse et expérimentée, opposant la compétence à la jeunesse médiatique.
Un duel symbolique entre la politique du fond et celle de l’image.

La France vieillit, mais refuse de l’admettre. D’ici 2050, 700 000 nouveaux seniors en perte d’autonomie s’ajouteront aux 2 millions déjà concernés. Le pays, obsédé par la jeunesse et la performance, se retrouve mal préparé à cette transition silencieuse. Le modèle des Ehpad, fragilisé par les scandales et les attentes nouvelles, touche à sa fin. Derrière la crise budgétaire et sociale se joue une question plus profonde : réinventer notre regard sur la vieillesse, non comme un déclin, mais comme une nouvelle forme de vie à accompagner dignement.