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Le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche a ravivé les tensions internes du mouvement MAGA. Derrière des débats en apparence sans lien — soutien à Israël, théories complotistes, défiance vaccinale, avortement — se dessinent les fractures d’un trumpisme désormais confronté à l’exercice du pouvoir. À l’approche des élections de mi-mandat, le président doit composer avec une base idéologiquement fragmentée, où isolationnisme, méfiance institutionnelle et conservatisme moral ne forment plus un bloc homogène. Ces fissures interrogent la capacité du mouvement MAGA à survivre à sa propre institutionnalisation.

Les avocats de l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro, condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État, ont demandé à la Cour suprême de l’autoriser à être hospitalisé pour subir une double opération chirurgicale urgente : un bloc anesthésique pour traiter un hoquet persistant et le soin d’une hernie inguinale. Les documents médicaux signalent une aggravation de son état de santé, lié aux séquelles d’un attentat à l’arme blanche en 2018. Bolsonaro, détenu à Brasilia dans des conditions relativement confortables, a été précédemment placé en résidence surveillée. Parallèlement, une proposition de loi visant à réduire sa peine à environ deux ans de prison a été approuvée par les députés et pourrait prochainement passer au Sénat. L’ancien président, qui clame son innocence et parle de « persécution politique », a également déposé un nouveau recours pour annuler son procès.

Les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont lancé une offensive fulgurante dans l’est de la RDC et se sont emparés d’Uvira, ville stratégique aux portes du Burundi. L’armée congolaise, en déroute, a fui vers le pays voisin dans le chaos. Cette percée intervient à peine une semaine après un accord de paix salué par Washington, laissant les diplomaties perplexes. Le M23 aurait ralenti son avancée pour permettre aux troupes burundaises de se replier, signe d’un accord tacite entre Kigali et Bujumbura. Mais la prise d’Uvira ravive les craintes d’un embrasement régional dans les Grands Lacs, alors que les tensions entre le Rwanda, le Burundi et la RDC sont à leur comble.

L’Europe se prépare à soutenir l’Ukraine en 2026-2027, avec un plan de 137 milliards d’euros. Deux options se dessinent : un emprunt commun européen, encore controversé, ou l’utilisation des avoirs russes gelés, surtout à Bruxelles. Cette dernière option, plus audacieuse, se heurte aux réticences de la Belgique et soulève des questions juridiques. Le choix reflète la tension entre prudence institutionnelle et nécessité géopolitique : l’UE peut-elle agir vite pour affirmer son rôle face à la guerre à l’Est ?

Vladimir Poutine refuse tout cessez-le-feu en Ukraine non par stratégie territoriale, mais parce que la guerre est devenue le cœur même de son pouvoir.
Tandis que l’Occident espère un compromis “rationnel”, le Kremlin vit dans une logique émotionnelle et impériale : la guerre sert à maintenir le contrôle intérieur, à affirmer une mission historique et à défier l’Occident.
Pour Poutine, la paix ne serait pas une victoire, mais une disparition — car c’est le conflit, plus que la conquête, qui nourrit sa légende.

Après dix-huit mois de siège, les Forces de soutien rapide ont pris le contrôle d’el-Fasher, dernière grande ville du Darfour. Les témoignages de survivants décrivent des massacres, viols collectifs et exécutions massives, tandis que la majorité des habitants ont disparu sans trace. Face à cette tragédie humanitaire, la communauté internationale reste largement silencieuse.