Browsing: géopolitique

Donald Trump opère un revirement spectaculaire : il annonce de nouvelles livraisons d’armes à l’Ukraine, dont les systèmes Patriot et les missiles ATACMS, et menace la Chine, l’Inde et la Turquie de sanctions commerciales avec des droits de douane de 100 % s’ils continuent de soutenir la Russie. Une stratégie qui, sous des dehors protectionnistes, affaiblit Moscou en la privant de ressources, tout en relançant une guerre commerciale mondiale. Trump ne défend pas l’Ukraine par idéalisme, mais par calcul : une realpolitik brutale, efficace et sans illusion.

Fin 2025, face à la guerre en Ukraine qui s’enlise, l’Europe se trouve au pied du mur. L’illusion d’une paix perpétuelle vacille : l’Union, conçue comme une puissance douce, peine à répondre à un monde redevenu brutal. Si une invasion militaire russe de l’Europe reste improbable, l’influence de Moscou gagne du terrain à travers la désinformation et les partis populistes prorusses. L’Europe n’est pas en train de basculer, mais elle vacille. Son avenir dépendra de sa capacité à se réinventer en puissance stratégique cohérente et déterminée.

Un an après la tentative d’assassinat contre Donald Trump, l’événement apparaît comme un tournant symbolique dans son parcours politique. Il a transformé l’ancien président en figure quasi-mystique, renforçant son aura auprès de ses partisans et cristallisant l’Amérique divisée qu’il incarne. De promoteur provocateur à survivant messianique, Trump est devenu le symptôme d’une démocratie où l’émotion l’emporte sur la raison, et où la politique se vit comme un récit chargé de colère, de foi et de spectacle.

En cherchant à restaurer la grandeur impériale de la Russie, Vladimir Poutine a paradoxalement conduit son pays vers un isolement croissant. Rupture avec l’Occident, sanctions économiques, fuite des élites et repli identitaire dessinent les contours d’une Russie recluse, moins influente sur la scène internationale. Si le régime tient encore, c’est au prix d’un appauvrissement intellectuel et stratégique. Poutine, en voulant défier l’ordre mondial, a peut-être condamné la Russie à une marginalité durable.