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Browsing: crimes
L’ombre portée d’Epstein : anatomie d’un scandale mondialisé
Jeffrey Epstein était un financier américain au réseau mondain extrêmement étendu, condamné pour exploitation sexuelle de mineures. Il cultivait des relations avec des responsables politiques, des universitaires, des chefs d’entreprise et des figures royales afin d’asseoir sa respectabilité et son influence.
L’affaire a pris une dimension institutionnelle avec l’implication du Prince Andrew, Duke of York, qui a perdu ses fonctions officielles après un accord financier avec une plaignante. Si de nombreux noms ont circulé dans la presse, seule sa collaboratrice, Ghislaine Maxwell, a été condamnée à ce jour.
Au-delà du scandale judiciaire, l’affaire révèle surtout les zones troubles où se croisent pouvoir, argent et quête d’influence.
Crimes, émotions et fantasmes
L’extrême droite instrumentalise les meurtres de femmes et d’enfants en accusant systématiquement les migrants, même quand les faits ne le justifient pas. Elle transforme des tragédies individuelles en arguments politiques, détournant la douleur à des fins idéologiques. Derrière une apparente compassion, elle utilise les victimes comme symboles pour nourrir un discours identitaire et xénophobe. Pourtant, la majorité des violences faites aux femmes sont commises par des hommes français. Ce récit sélectif, fondé sur la peur et l’amalgame, masque les causes réelles des violences et attise la haine.
Crimes contre l’humanité : la justice universelle est-elle encore en marche ?
L’Allemagne et la France ont montré que la justice universelle peut fonctionner, en jugeant des criminels de guerre syriens, irakiens ou rwandais, même pour des crimes commis hors de leur territoire. Pourtant, cette justice reste incomplète : la Cour pénale internationale peine à agir face à des figures comme Bachar el-Assad, toujours protégé par la Russie. Le principe de compétence universelle existe, mais son application dépend encore trop des rapports de force géopolitiques. La justice internationale avance, mais reste inégalitaire et partielle.