Browsing: Diplomatie et Coopération

Étude des relations diplomatiques et de la coopération internationale en Eurasie.

Benjamin Netanyahou a déclaré avoir proposé Donald Trump pour le prix Nobel de la paix, invoquant son rôle dans les accords d’Abraham. Ces accords ont permis une normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes, sans régler la question palestinienne. Si Trump a incontestablement changé les règles du jeu au Proche-Orient, sa méthode brutale et transactionnelle soulève un paradoxe : peut-on recevoir le Nobel de la paix sans véritable processus de paix ? Un débat révélateur d’une époque où l’efficacité prime parfois sur les principes.

Les frappes israéliennes et américaines s’intensifient contre l’Iran, accentuant l’affaiblissement d’un régime déjà miné de l’intérieur par une crise économique, sociale et politique profonde. Tandis que la République islamique vacille, la question se pose : assiste-t-on aux derniers soubresauts d’un pouvoir théocratique à bout de souffle ? Rien n’est encore joué, mais l’ère khomeyniste semble bel et bien entrer dans sa phase terminale.

La Russie renforce sa présence en Afrique en combinant influence militaire (via le groupe Wagner), diplomatie classique et discours anticolonial. Le Kremlin se présente comme une alternative à l’Occident, séduisant certains régimes par sa discrétion et son absence de conditionnalité démocratique. Mais derrière ce partenariat se cachent des intérêts stratégiques : exploitation des ressources, soutien aux pouvoirs autoritaires, guerre d’influence médiatique. Si l’Afrique redevient un terrain de jeu des grandes puissances, elle doit garder sa vigilance face à ce nouveau “tsar noir” et ses promesses ambiguës.

Face aux propos accusateurs de Donald Trump, Christine Lagarde a rappelé que l’Union européenne n’a jamais été conçue pour nuire aux États-Unis. Cette mise au point souligne une fracture croissante dans la relation transatlantique : alors que l’Europe cherche à affirmer son autonomie stratégique, l’Amérique de Trump la perçoit de plus en plus comme une concurrente, non comme une alliée naturelle. Une tension révélatrice d’un monde post-atlantique, où la diplomatie se redéfinit entre méfiance économique et quête de souveraineté partagée.