S'abonner gratuitement à notre newsletter !
Recevez les dernières nouvelles et analyses d'Eurasia Focus sur l'actualité, la politique, l'économie et la culture en Eurasie.
Browsing: Événements et Monuments Historiques
Cette sous-catégorie combine l’analyse des événements culturels majeurs et l’étude des monuments historiques emblématiques. Elle couvre les initiatives artistiques modernes ainsi que les efforts de préservation des sites historiques, offrant une perspective intégrée sur le passé et le présent culturel de l’Eurasie.
Envoyer les détenus à Saint-Pierre-et-Miquelon ? Une tentation pénitentiaire à l’accent colonial
L’idée d’envoyer des détenus à Saint-Pierre-et-Miquelon ou dans d’autres territoires ultramarins ravive une logique coloniale de relégation, comme celle qui a conduit jadis à la déportation d’Algériens en Guyane. Derrière cette tentation sécuritaire se cache un refus d’affronter les vraies causes de la délinquance — précarité, échec scolaire, fractures sociales. Transformer les outre-mer en zones carcérales serait une double peine pour les détenus et pour ces territoires déjà fragilisés. La prison ne doit pas devenir un exil républicain.
Mussolini ou l’art d’enrôler les masses : anatomie d’un consentement fasciste
Mussolini ou l’art d’enrôler les masses : anatomie d’un consentement fasciste
Par Kevin Ngirimcuti – Le Figaro Histoire & Idées
Il entre dans l’histoire comme un dictateur à la rhétorique musclée, au menton volontiers conquérant, et à la posture de César réinventé pour l’ère industrielle. Benito Mussolini, journaliste devenu Duce, a fasciné, agi, dominé — et, pendant plus de deux décennies, rallié à sa cause une large part du peuple italien, des élites aux classes laborieuses. Comment un homme si ostensiblement autoritaire a-t-il pu séduire, au point d’être acclamé dans les rues de Rome ? La réponse tient autant de la psychologie des foules que de la finesse opportuniste.
Une Italie humiliée, un homme en colère
Nous sommes dans l’après-guerre. L’Italie, bien que du côté des vainqueurs, sort de la Première Guerre mondiale humiliée, appauvrie, et traversée par une crise identitaire profonde. Les promesses territoriales non tenues, l’agitation ouvrière, la peur du bolchévisme, et l’instabilité parlementaire créent un vide. Et comme souvent dans l’histoire, le vide appelle la voix forte.
Mussolini, ancien socialiste devenu nationaliste, comprend très tôt le pouvoir de la colère canalisée. Il propose une synthèse inédite entre nostalgie impériale, promesse de grandeur et ordre social. L’Italie moderne, selon lui, ne renaîtra que dans la discipline, la fierté retrouvée et le rejet du pluralisme parlementaire, qu’il décrit comme une “foire des bavards”.
Une mise en scène permanente du pouvoir
Le génie politique de Mussolini réside dans sa capacité à incarner. Il ne se contente pas de gouverner : il se montre, il se joue lui-même, en militaire, en ouvrier, en intellectuel, en athlète. Le fascisme devient un théâtre, une chorégraphie. Il est l’un des premiers à comprendre l’importance de l’image — bien avant l’ère des réseaux sociaux — et utilise la presse, la radio, le cinéma d’État comme autant de miroirs de sa force supposée.
Cette omniprésence visuelle rassure, hypnotise, donne l’illusion d’un cap. L’Italien moyen, désorienté par la modernité chaotique, se raccroche à cette figure de père autoritaire mais compréhensible. Le fascisme, au fond, offre une simplicité émotionnelle dans un monde devenu illisible.
La fusion du nationalisme et du social
Mais Mussolini ne séduit pas que par l’image. Il comprend que pour convaincre, il faut offrir des gains concrets. Le fascisme promet du travail, une redistribution partielle, une grandeur nationale retrouvée, une lutte contre les “décadences”. Il crée des infrastructures, développe les transports, relance certains pans de l’industrie.
À cela s’ajoute un discours moral et viriliste : le fascisme exalte la famille, la patrie, l’ordre, le sacrifice. Une vision simplifiée mais galvanisante, où l’individu s’efface devant la “communauté nationale”. L’Italie n’a plus à douter : elle doit croire.
Et l’élite ? Elle suit, parfois par opportunisme
Ce ne sont pas seulement les masses qui se rallient au Duce. Une partie de l’élite intellectuelle et économique le soutient aussi, fascinée par cette restauration de l’ordre, cette esthétique de la force. De nombreux écrivains, industriels et ecclésiastiques voient en lui un rempart contre le chaos révolutionnaire ou une revanche contre la démocratie libérale. Ce n’est pas la peur, seulement, qui les guide. C’est parfois l’adhésion raisonnée à un projet autoritaire jugé plus “efficace”.
Conclusion : l’autoritarisme ne triomphe jamais seul
Mussolini n’a pas pris le pouvoir par la terreur dès le premier jour. Il l’a obtenu par un mélange de charisme, de timing historique et de stratégie culturelle. Il a flatté les douleurs d’un peuple blessé, offert des repères clairs dans un monde trouble, et su donner une forme esthétique au pouvoir.
Le fascisme n’est pas né de la brutalité brute, mais d’un désir d’ordre, de sécurité, et même — paradoxalement — de sens. Un avertissement, peut-être, pour toutes les époques qui cherchent dans un seul homme la réponse à une société désorientée.
Cérémonie à l’ambassade de Turquie à Bruxelles pour commémorer le 15 juillet
Bruxelles, 15 juillet – L’ambassade de Turquie à Bruxelles a organisé…
Le Corbusier : l’homme qui rêvait l’Europe en béton
Le Corbusier a profondément influencé l’architecture européenne en imposant une vision moderne, rationnelle et universelle de l’habitat. Ses idées — formes géométriques, matériaux industriels, logements collectifs — ont marqué l’après-guerre et inspiré plusieurs générations d’architectes. Si son héritage est parfois critiqué pour sa rigidité, il reste un pilier incontournable de la pensée architecturale en Europe.
Entre MAGA et révisionnisme russe : l’Europe face à son rendez-vous historique
Face à la montée du révisionnisme russe et au repli américain porté par le mouvement MAGA, l’Europe se retrouve seule à défendre l’ordre international. Alors que la force tend à remplacer le droit comme principe structurant des relations internationales, l’heure est venue pour l’Europe de devenir une véritable puissance stratégique. Riche, instruite, mais hésitante, elle doit surmonter sa crise démocratique et assumer un rôle historique : protéger ses valeurs, ses frontières et sa souveraineté, sans attendre que d’autres décident à sa place.
Europe technocratique : la démocratie a-t-elle oublié les classes populaires ?
L’Europe actuelle tend vers une démocratie technocratique et capitaliste, où les décisions sont prises par des élites déconnectées des réalités sociales. Les classes populaires, exclues du débat et de la représentation, subissent une aliénation douce mais profonde, masquée par un discours progressiste et numérique. Cette gouvernance affaiblit les luttes sociales et soulève une question essentielle : peut-on encore parler de démocratie quand le peuple n’a plus réellement voix au chapitre ?
Tajikistan Presents Ambitious Green Vision at Investment Round Table in Brussels
With strong leadership and clear goals, Tajikistan presented its roadmap…
Verdun, 1916 : là où l’Europe s’est enterrée vivante
La bataille de Verdun, en 1916, fut l’un des épisodes les plus meurtriers de la Première Guerre mondiale. Pensée par l’armée allemande comme une guerre d’usure, elle dura dix mois, fit plus de 300 000 morts, et symbolisa la résistance acharnée de la France. Plus qu’une victoire militaire, Verdun devint un mythe national, mais aussi un rappel brutal de l’absurdité de la guerre. Aujourd’hui, ce lieu reste une leçon vivante : sans mémoire partagée, l’Europe sombre dans ses divisions.
La Tour Eiffel : grandeur d’un symbole français né dans la controverse
La Tour Eiffel, construite pour l’Exposition universelle de 1889, fut initialement contestée par de nombreux artistes qui la jugeaient laide et défigurante. Conçue par l’ingénieur Gustave Eiffel, elle devait être démontée après 20 ans, mais son utilité scientifique et militaire lui assura sa pérennité. De symbole décrié du progrès, elle est devenue l’icône mondiale de Paris et de la France.
Événement culturel turkmène à Bruxelles : “Treasures Unveiled” du Turkménistan (21 janvier 2025 jusqu’au 25 janvier 2025)
Un événement culturel turkmène a eu lieu le 21 janvier…