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Author: Kevin Ngirimcuti
Kevin et est titulaire d'un diplôme en sciences politiques. Il a fondé plusieurs start-ups à succès et aime partager sa vision et son expertise.
Gaza, miroir du silence : l’Europe politique face à l’épreuve du courage
Face à la crise humanitaire à Gaza, les dirigeants européens font preuve d’un silence diplomatique inquiétant. Par peur de la controverse ou du déséquilibre géopolitique, ils évitent de condamner clairement les violences subies par les civils. Ce manque de courage politique affaiblit la voix morale de l’Europe. Dans cette crise, le silence n’est pas neutre : c’est un choix, et une forme de renoncement.
Melania Trump, l’énigme en talons aiguilles : silhouette de velours, silence d’acier
Melania Trump, First Lady discrète et énigmatique, a traversé la présidence de son mari sans véritable engagement politique. Son initiative Be Best contre le cyberharcèlement est restée floue et paradoxale. Plus que par ses actions, elle a marqué par sa réserve, son élégance froide et son silence, qui ont parfois semblé exprimer une forme de résistance passive. Ni militante ni ornement pur, Melania reste une figure insaisissable : une First Lady visible, mais toujours ailleurs.
Faut-il tout dire à son meilleur ami ? Petites vérités, grands silences et pactes implicites
On ne dit pas tout à son ou sa meilleur(e) ami(e) — et ce n’est pas un manque de sincérité, mais souvent une forme de délicatesse. Si l’amitié profonde repose sur la confiance, elle n’implique pas la transparence totale. Avec le temps, l’amitié adulte devient un pacte silencieux : on choisit ce qu’on dit, ce qu’on protège, et ce qu’on préserve. La confidence, dans ce cadre, n’est pas un devoir mais un don.
Mussolini ou l’art d’enrôler les masses : anatomie d’un consentement fasciste
Mussolini ou l’art d’enrôler les masses : anatomie d’un consentement fasciste
Par Kevin Ngirimcuti – Le Figaro Histoire & Idées
Il entre dans l’histoire comme un dictateur à la rhétorique musclée, au menton volontiers conquérant, et à la posture de César réinventé pour l’ère industrielle. Benito Mussolini, journaliste devenu Duce, a fasciné, agi, dominé — et, pendant plus de deux décennies, rallié à sa cause une large part du peuple italien, des élites aux classes laborieuses. Comment un homme si ostensiblement autoritaire a-t-il pu séduire, au point d’être acclamé dans les rues de Rome ? La réponse tient autant de la psychologie des foules que de la finesse opportuniste.
Une Italie humiliée, un homme en colère
Nous sommes dans l’après-guerre. L’Italie, bien que du côté des vainqueurs, sort de la Première Guerre mondiale humiliée, appauvrie, et traversée par une crise identitaire profonde. Les promesses territoriales non tenues, l’agitation ouvrière, la peur du bolchévisme, et l’instabilité parlementaire créent un vide. Et comme souvent dans l’histoire, le vide appelle la voix forte.
Mussolini, ancien socialiste devenu nationaliste, comprend très tôt le pouvoir de la colère canalisée. Il propose une synthèse inédite entre nostalgie impériale, promesse de grandeur et ordre social. L’Italie moderne, selon lui, ne renaîtra que dans la discipline, la fierté retrouvée et le rejet du pluralisme parlementaire, qu’il décrit comme une “foire des bavards”.
Une mise en scène permanente du pouvoir
Le génie politique de Mussolini réside dans sa capacité à incarner. Il ne se contente pas de gouverner : il se montre, il se joue lui-même, en militaire, en ouvrier, en intellectuel, en athlète. Le fascisme devient un théâtre, une chorégraphie. Il est l’un des premiers à comprendre l’importance de l’image — bien avant l’ère des réseaux sociaux — et utilise la presse, la radio, le cinéma d’État comme autant de miroirs de sa force supposée.
Cette omniprésence visuelle rassure, hypnotise, donne l’illusion d’un cap. L’Italien moyen, désorienté par la modernité chaotique, se raccroche à cette figure de père autoritaire mais compréhensible. Le fascisme, au fond, offre une simplicité émotionnelle dans un monde devenu illisible.
La fusion du nationalisme et du social
Mais Mussolini ne séduit pas que par l’image. Il comprend que pour convaincre, il faut offrir des gains concrets. Le fascisme promet du travail, une redistribution partielle, une grandeur nationale retrouvée, une lutte contre les “décadences”. Il crée des infrastructures, développe les transports, relance certains pans de l’industrie.
À cela s’ajoute un discours moral et viriliste : le fascisme exalte la famille, la patrie, l’ordre, le sacrifice. Une vision simplifiée mais galvanisante, où l’individu s’efface devant la “communauté nationale”. L’Italie n’a plus à douter : elle doit croire.
Et l’élite ? Elle suit, parfois par opportunisme
Ce ne sont pas seulement les masses qui se rallient au Duce. Une partie de l’élite intellectuelle et économique le soutient aussi, fascinée par cette restauration de l’ordre, cette esthétique de la force. De nombreux écrivains, industriels et ecclésiastiques voient en lui un rempart contre le chaos révolutionnaire ou une revanche contre la démocratie libérale. Ce n’est pas la peur, seulement, qui les guide. C’est parfois l’adhésion raisonnée à un projet autoritaire jugé plus “efficace”.
Conclusion : l’autoritarisme ne triomphe jamais seul
Mussolini n’a pas pris le pouvoir par la terreur dès le premier jour. Il l’a obtenu par un mélange de charisme, de timing historique et de stratégie culturelle. Il a flatté les douleurs d’un peuple blessé, offert des repères clairs dans un monde trouble, et su donner une forme esthétique au pouvoir.
Le fascisme n’est pas né de la brutalité brute, mais d’un désir d’ordre, de sécurité, et même — paradoxalement — de sens. Un avertissement, peut-être, pour toutes les époques qui cherchent dans un seul homme la réponse à une société désorientée.
Quand les nazis buvaient français : la guerre du vin, pillage discret mais massif
Entre 1940 et 1944, les Allemands ont massivement réquisitionné les vins français, notamment ceux de Bordeaux et de la Charente, les expédiant en Allemagne sous couvert d’achats forcés. Derrière cette razzia, une véritable guerre culturelle : le vin français, symbole de prestige et de raffinement, était capturé pour nourrir le pouvoir nazi. Pendant que les Français produisaient, ils ne buvaient plus ; certaines maisons ont tenté de résister en cachant ou faussant les stocks. Une page méconnue de l’Occupation, où le vin fut aussi une victime et un enjeu de domination.
Vert, velu et (très) vertueux : le kiwi, ce petit fruit qui défie le cancer et protège le cœur
Le kiwi, riche en fibres, antioxydants et vitamine C, joue un rôle protecteur contre le cancer du côlon et les maladies cardiovasculaires. Il améliore le microbiote intestinal, réduit l’inflammation et aide à faire baisser la tension artérielle et les triglycérides. Simple, esthétique et accessible, ce petit fruit incarne une forme de prévention douce, naturelle et quotidienne — bien loin des remèdes industriels.
Emma deviendra-t-elle douce ? Et Kylian, audacieux ? Le prénom forge-t-il le caractère ?
Le prénom donné à la naissance n’écrit pas le destin d’un enfant, mais il influence sa trajectoire. Il façonne la perception des autres – enseignants, recruteurs, entourage – et peut ainsi orienter le caractère et les opportunités. C’est un marqueur social, culturel, affectif. L’enfant peut s’y conformer, s’en affranchir ou le réinventer. Un prénom ne forge pas l’identité, mais il en murmure les premiers contours.
Enfants en roue libre : 5 activités chic et simples pour survivre à l’ennui estival
Si vos enfants s’ennuient à la maison cet été, inutile de céder aux écrans ou à la panique. Voici cinq activités à la fois ludiques, culturelles et simples : monter une pièce de théâtre, créer un herbier, fabriquer un journal illustré, organiser un mini-festival de cinéma maison, ou cuisiner des goûters à thème. L’objectif ? Stimuler leur imagination, développer leur curiosité et redonner du sens à l’ennui – en toute élégance.
Rire : dernière médecine douce dans un monde qui grince
Rire est bon pour la santé, à la fois sur le plan physique (réduction du stress, stimulation du système immunitaire) et psychologique (meilleure résilience, lien social renforcé). Plus qu’un simple réflexe, le rire est une forme de résistance douce dans un monde anxieux. Il ne soigne pas tout, mais il soulage ce que la médecine ne prescrit pas : solitude, lourdeur, fatigue existentielle. Une véritable hygiène mentale à cultiver.
Charbon russe : la panne d’un empire énergétique en quête d’oxygène
En 2025, la Russie peine à relancer son secteur du charbon, en chute libre depuis plusieurs années. Faute d’équipements de qualité – jadis importés d’Europe puis de Chine – la production ralentit. Pékin, principal fournisseur, a réduit ses exportations vers la Russie de 90 % en 2024. Isolée, Moscou se tourne vers des fournisseurs alternatifs obscurs, mais ces solutions restent peu fiables. Le rêve d’autosuffisance industrielle s’effondre face à une réalité implacable : sans technologie ni partenaires solides, même les ressources les plus abondantes deviennent inexploitables.