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Depuis Harry Potter, chaque succès jeunesse est comparé au petit sorcier. Pourtant, ce phénomène littéraire appartient à une époque révolue, où la lecture se vivait collectivement. Aujourd’hui, les jeunes lisent différemment (Wattpad, TikTok), et les blockbusters se transforment en franchises hybrides (livres, séries, jeux vidéo). Conclusion : il n’y aura sans doute jamais de « nouveau Harry Potter », seulement d’autres formes de succès fragmentés – et le mythe d’Harry reste surtout un point de repère nostalgique

Des influenceurs comme Tibo InShape en France ou Steven Kelly aux États-Unis mettent en scène des expériences militaires pour leurs abonnés. Ces vidéos mêlent divertissement, marketing et recrutement, brouillant la frontière entre propagande, influence et partenariats sponsorisés.

Les pourparlers entre l’Ukraine et la Russie montrent des progrès, mais Moscou souhaite conserver les territoires conquis. Macron insiste sur la prudence, l’Europe soutient fermement Kyiv, tandis que Trump se montre enthousiaste. La situation reste fragile, entre espoir diplomatique et réalités du conflit

Le Prix Goncourt, symbole de prestige littéraire, valorise certaines voix tout en marginalisant d’autres, notamment les auteurs issus de minorités ou expérimentaux. Reconnaître cette diversité enrichirait la littérature française et offrirait aux lecteurs des perspectives inédites, faisant de la marginalité un terrain fertile plutôt qu’une invisibilité.

Le ministre de l’Intérieur, Retaillau, propose de couper les allocations sociales aux narcotrafiquants condamnés, une mesure visant à frapper leur portefeuille et envoyer un signal fort contre la criminalité. Si cette décision répond à une demande de justice et de moralisation, elle soulève aussi des inquiétudes quant au risque d’exclusion sociale accrue et à la remise en cause des droits fondamentaux. Un débat complexe entre fermeté et solidarité est désormais ouvert

Face aux crises politiques, identitaires et culturelles, l’Europe semble avoir perdu le fil de son propre récit. Pourtant, la philosophie européenne — par sa capacité à questionner, complexifier, et humaniser — pourrait encore jouer un rôle salvateur. À condition de sortir des salons académiques et de penser depuis les marges : migrations, précarité, altérité. L’Europe ne sera peut-être pas sauvée par des traités, mais par une pensée vivante, inquiète et incarnée

Christiane Taubira n’a pas « fait couler » la justice française, mais elle a profondément bousculé ses repères. Accusée à tort d’indépendantisme, elle a porté une vision humaniste et littéraire de la justice, en défendant des réformes moins répressives et plus intelligentes. Ce qui dérange, ce n’est pas son bilan, mais sa liberté, son style, et ce qu’elle incarne : une femme noire, érudite et insoumise dans un ministère régalien.

L’idée d’envoyer des détenus à Saint-Pierre-et-Miquelon ou dans d’autres territoires ultramarins ravive une logique coloniale de relégation, comme celle qui a conduit jadis à la déportation d’Algériens en Guyane. Derrière cette tentation sécuritaire se cache un refus d’affronter les vraies causes de la délinquance — précarité, échec scolaire, fractures sociales. Transformer les outre-mer en zones carcérales serait une double peine pour les détenus et pour ces territoires déjà fragilisés. La prison ne doit pas devenir un exil républicain.

Claude Monet a profondément transformé l’art européen en faisant basculer la peinture du récit vers la sensation. En peignant la lumière, le flou, l’instant, il a ouvert la voie à la modernité visuelle : subjectivité, immersion, série, abstraction. Son héritage ? Une révolution silencieuse du regard, où la beauté devient un langage intérieur. Monet n’a pas seulement changé la peinture : il a changé notre manière de voir le monde.