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Jordan Bardella, 30 ans et président du Rassemblement national, navigue entre ambition précoce et jeunesse jugée comme un obstacle. Lors d’un débat sur BFMTV, il a relativisé son âge avec humour, projetant sa trajectoire politique sur dix ans. Loyal à Marine Le Pen, il se voit comme son dauphin, prêt à soutenir sa candidature après son procès de 2026. Bardella se positionne également comme un acteur sérieux d’une future présidentielle, sûr de ses chances et conscient de l’impact de ses paroles. Sa posture illustre une nouvelle génération politique française, alliant jeunesse, ambition et stratégie.

Des propos tenus par Brigitte Macron en coulisses du spectacle d’Ary Abittan, qualifiant des militantes féministes de « sales connes », ont provoqué une vive polémique. Rapidement retournée en slogan, l’expression est devenue un mot d’ordre féministe largement repris par de nombreuses personnalités du monde culturel en soutien au collectif Nous Toutes.

Le colonel Michaël Randrianirina a été investi président de Madagascar après la chute de l’ex-président Andry Rajoelina, contraint à l’exil suite à trois semaines de manifestations. Chef d’une unité militaire mutinée, il dirige désormais un comité transitoire censé préparer des élections dans deux ans. Si certains voient en lui un espoir de renouveau, la communauté internationale s’inquiète de la gouvernance militaire et de la légitimité démocratique du nouveau pouvoir.

Gabriel Attal, jeune Premier ministre et ancien fidèle de Macron, s’impose comme le dauphin naturel du président. S’il s’émancipe peu à peu, consolide le parti Renaissance et séduit l’électorat centriste, il devra encore prouver qu’il peut élargir sa base et incarner un vrai projet présidentiel. À deux ans de 2027, il est bien positionné — mais la route vers l’Élysée reste semée d’obstacles.

À Nairobi, une commémoration en hommage aux victimes de 2024 a dégénéré en violents affrontements : 16 morts et plus de 300 blessés. La colère populaire vise directement le président William Ruto, déjà impopulaire, accusé d’inaction face à la crise sociale. S’il a évité de hausser les impôts pour contenir la tension, la rue réclame désormais des réponses profondes. Le soulèvement kényan révèle une jeunesse lucide, impatiente, et en quête de vraie démocratie.