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La ministre de la Culture, Rachida Dati, est visée par une enquête pour corruption. Jeudi 18 décembre, son domicile, la mairie du 7ᵉ arrondissement de Paris qu’elle dirige, ainsi que le ministère de la Culture ont été perquisitionnés. Elle est soupçonnée d’avoir perçu 299.000 euros d’honoraires de GDF Suez lorsqu’elle était députée européenne, sans en déclarer la provenance au Parlement européen. Selon les enquêteurs, ces fonds auraient transité par un cabinet d’avocats avant d’être versés sur ses comptes. Rachida Dati conteste les accusations, qu’elle qualifie de diffamatoires.

En vingt ans, les étudiants de Sciences Po sont devenus encore plus à gauche : 71 % s’y situent aujourd’hui, contre 57 % en 2002. Très politisés — neuf sur dix s’intéressent à la politique —, ils restent cependant critiques envers les institutions : près de la moitié jugent la démocratie défaillante et les responsables politiques corrompus.
Leur engagement, souvent féminisé et axé sur l’écologie et les inégalités, s’inscrit dans une culture protestataire mais toujours attachée au cadre démocratique. En somme, la nouvelle élite se veut engagée, critique, et sûre que la politique, c’est encore le meilleur moyen de changer le monde — sans trop le renverser.

Xavier Bertrand s’en prend violemment à Jordan Bardella, qu’il accuse d’« amateurisme » et de réciter ses dossiers sans les comprendre.
Dans un paysage politique dominé par les sondages et la communication, Bertrand se pose en défenseur d’une droite sérieuse et expérimentée, opposant la compétence à la jeunesse médiatique.
Un duel symbolique entre la politique du fond et celle de l’image.

Nicolas Sarkozy, incarcéré à la prison de la Santé, reçoit chaque jour plus d’une centaine de lettres venues de France et de l’étranger. Faute de place et pour des raisons de sécurité, ses avocats transportent quotidiennement ces courriers triés par l’administration jusqu’à ses bureaux de la rue Miromesnil, où son équipe les gère. Ces lettres, mêlant soutien, colère et émotion, témoignent d’une France toujours fascinée et divisée par le destin de son ancien président.

Emmanuel Macron, resté silencieux publiquement, a discrètement reçu Nicolas Sarkozy à l’Élysée vendredi, quelques jours avant l’incarcération de l’ancien président dans l’affaire du financement libyen. Durant cet entretien d’une heure, le chef de l’État lui aurait témoigné un soutien humain, tout en réaffirmant le respect de l’indépendance judiciaire.
Macron aurait exprimé des doutes sur la sévérité des procédures d’exécution provisoire et sur la détention avant jugement, soulignant qu’en France, si les présidents en fonction sont protégés, ceux qui l’ont été ne le sont plus.