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Les pourparlers entre l’Ukraine et la Russie montrent des progrès, mais Moscou souhaite conserver les territoires conquis. Macron insiste sur la prudence, l’Europe soutient fermement Kyiv, tandis que Trump se montre enthousiaste. La situation reste fragile, entre espoir diplomatique et réalités du conflit

Face à la crise humanitaire à Gaza, les dirigeants européens font preuve d’un silence diplomatique inquiétant. Par peur de la controverse ou du déséquilibre géopolitique, ils évitent de condamner clairement les violences subies par les civils. Ce manque de courage politique affaiblit la voix morale de l’Europe. Dans cette crise, le silence n’est pas neutre : c’est un choix, et une forme de renoncement.

La Chine n’intervient pas directement dans les conflits comme l’Ukraine, Israël ou l’Iran car sa stratégie repose sur la patience, la neutralité apparente et le calcul. Pékin privilégie l’influence économique et diplomatique à la confrontation militaire. En restant en retrait, elle préserve ses intérêts, dialogue avec tous les camps, et se rend incontournable sans s’exposer. Ce refus de s’engager militairement n’est pas de la passivité, mais une démonstration silencieuse de puissance à long terme.

La guerre entre l’Iran et Israël ne sert ni le peuple iranien, ni le peuple israélien, ni l’humanité tout entière. Elle reflète l’échec d’élites politiques coupées des réalités, l’impuissance des grandes puissances, et l’incapacité de notre époque à proposer d’autres formes de puissance que la violence. Ce conflit sans projet doit nous pousser à repenser la diplomatie mondiale, à écouter les sociétés civiles, et à bâtir une solidarité fondée sur la dignité humaine.

Le Qatar joue les médiateurs dans le conflit entre la RDC et le Rwanda, en proposant un accord de paix inédit après plusieurs mois de négociations discrètes. Sa solution inclut le retrait des forces armées, la démobilisation de groupes rebelles et un fonds commun de reconstruction. L’accord, soutenu par les États-Unis, devrait être signé à Washington mi-juin. Cette initiative marque l’émergence du Qatar comme acteur diplomatique global et offre un espoir de désescalade dans une région meurtrie par des décennies de tensions.

Le pape Léon XIV a reçu le vice président américain J.D. Vance et Marco Rubio, le ministre des affaires étrangères, au Vatican pour un échange centré sur les conflits internationaux, le respect du droit humanitaire et les fondements du droit international. Dans une diplomatie fondée sur la morale et la responsabilité, le Saint-Siège rappelle, face à la fragmentation du monde, la primauté de la dignité humaine et la nécessité de réconcilier politique et éthique.