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La Russie renforce sa présence en Afrique à travers une stratégie opportuniste mêlant soutien militaire (notamment via Wagner), accords miniers et discours anti-occidental. Profitant du recul de l’Occident, Moscou cherche à étendre son influence géopolitique à moindre coût, en s’implantant dans des pays fragiles comme le Mali, la Centrafrique ou le Soudan. Cette “Russafrique” n’est pas un empire colonial mais un levier tactique, où l’Afrique devient l’arène silencieuse des ambitions russes face à l’Occident — sans que les Africains aient réellement voix au chapitre.

Donald Trump a déclaré qu’il était inacceptable de poursuivre Benjamin Netanyahou en justice alors que ce dernier négocie un accord crucial avec le Hamas, incluant la libération d’otages. Selon Trump, Netanyahou protège son pays sur les plans national et international, et la priorité doit être donnée à la stabilité plutôt qu’aux procès. Cette position relance le débat entre justice et realpolitik en temps de crise.

À Nairobi, une commémoration en hommage aux victimes de 2024 a dégénéré en violents affrontements : 16 morts et plus de 300 blessés. La colère populaire vise directement le président William Ruto, déjà impopulaire, accusé d’inaction face à la crise sociale. S’il a évité de hausser les impôts pour contenir la tension, la rue réclame désormais des réponses profondes. Le soulèvement kényan révèle une jeunesse lucide, impatiente, et en quête de vraie démocratie.

Avec seulement 4 000 individus, les milliardaires du monde forment une élite ultra-concentrée qui capte une part massive de la richesse mondiale. Héritiers, géants de la tech, oligarques ou patrons du luxe, ils façonnent l’économie, la culture et même la politique mondiale, souvent au-delà de tout contrôle démocratique. L’article interroge le consentement collectif face à cette inégalité radicale et souligne le décalage entre les discours vertueux de cette élite et leur pouvoir réel, opaque et largement intouchable.

En visite à La Haye, Volodymyr Zelensky a remercié l’Europe pour son soutien à l’Ukraine, alors que la guerre entre dans une phase critique. Face au manque d’armes et à un déficit de 40 % du financement militaire, l’Ukraine s’inquiète : les États-Unis, sous influence de Trump, n’ont annoncé aucune nouvelle aide depuis janvier. L’Europe, désormais premier contributeur avec 72 milliards d’euros, porte l’effort de guerre, menée surtout par le Royaume-Uni et les pays nordiques. Mais le temps joue pour la Russie. L’été s’annonce décisif, dans une guerre d’usure où l’Ukraine lutte pour survivre.

Dans une déclaration remarquée, Mark Rutte, ancien Premier ministre néerlandais et nouveau secrétaire général de l’OTAN, a salué les frappes de Donald Trump sur l’Iran comme une “action décisive” que “personne d’autre n’aurait osé”. Ce soutien marque un tournant : les États-Unis agissent seuls, sans l’Europe, en dehors du cadre diplomatique traditionnel. Trump impose une nouvelle vision brutale des relations internationales, fondée sur la force et l’instinct. Le choix de Rutte à l’OTAN illustre une époque où parler aux milliardaires semble plus stratégique que respecter les traités.

En 2025, la croissance russe chute brutalement à 1,5 % contre 4,1 % l’an dernier, signe d’un ralentissement préoccupant. Les investissements directs étrangers s’effondrent de 62,8 %, révélant une perte de confiance globale. Pour tenter d’inverser la tendance, Vladimir Poutine impose désormais que tout investissement étranger majeur passe par son autorisation personnelle. Cette centralisation inquiète les milieux économiques, qui redoutent un durcissement autoritaire au détriment de l’attractivité du pays. La Russie cherche des capitaux, mais offre l’incertitude.

Mohammad Shayesteh, accusé d’espionnage au profit du Mossad, a été pendu en Iran, dans un contexte de justice opaque et expéditive. Deuxième pays au monde en nombre d’exécutions après la Chine, l’Iran continue d’instrumentaliser la peine de mort comme outil politique. La communauté internationale dénonce timidement des procès sans transparence ni garanties. Peut-on vraiment parler de justice lorsque l’exécution devient un moyen de gouverner par la peur ?