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L’OMS alerte sur des niveaux de malnutrition alarmants à Gaza, avec un pic de décès en juillet. Israël est accusé d’avoir provoqué une pénurie en bloquant l’aide humanitaire. Le 28 juillet, Antonio Guterres a rappelé que la faim ne doit jamais être utilisée comme arme de guerre. Une tragédie humanitaire se joue, où la faim devient une forme de violence silencieuse, tolérée au nom d’intérêts géopolitiques.

La France a officiellement demandé à Israël de laisser entrer les journalistes internationaux à Gaza, afin qu’ils puissent témoigner librement de la situation sur le terrain. Cette prise de position s’inscrit dans la tradition française de défense de la liberté de la presse, face à un conflit où l’information est verrouillée. Au-delà du geste diplomatique, Paris rappelle qu’aucune guerre ne devrait se dérouler à huis clos.

Face à la crise humanitaire à Gaza, les dirigeants européens font preuve d’un silence diplomatique inquiétant. Par peur de la controverse ou du déséquilibre géopolitique, ils évitent de condamner clairement les violences subies par les civils. Ce manque de courage politique affaiblit la voix morale de l’Europe. Dans cette crise, le silence n’est pas neutre : c’est un choix, et une forme de renoncement.

Donald Trump et Benjamin Netanyahou se sont rencontrés à Washington pour tenter d’arracher une solution diplomatique au conflit entre Israël et le Hamas. Ils espèrent aboutir avant la fin de la semaine. Mais les médiateurs qataris tempèrent cet optimisme, estimant qu’un cessez-le-feu reste difficile à sceller à court terme. Steve Witkoff, proche de Trump, a proposé une trêve de 60 jours, mais rien n’est encore acté. La paix, plus que jamais, semble suspendue à un fil.

À Gaza, des centaines de personnes luttent chaque jour pour trouver de la nourriture, révélant l’extrême précarité des Gazaouites. L’aide humanitaire, insuffisante et souvent bloquée, ne parvient pas à protéger durablement la population. Derrière cette faim, c’est une question de dignité qui se pose : malgré l’abandon international, les Gazaouites résistent par leurs gestes quotidiens, transformant la survie en acte de courage silencieux.

Le Madleen, un navire civil parti d’Italie avec de l’aide humanitaire pour Gaza, a été intercepté en mer par l’armée israélienne avant d’atteindre sa destination. À bord : médecins, bénévoles, journalistes, tous déterminés à agir face au blocage des convois officiels. Bien que pacifique, la mission a été stoppée et les passagers retenus. Ce bateau, modeste mais symbolique, révèle l’impuissance des États et la force des solidarités citoyennes face à la tragédie palestinienne.

Le 21 mai 2025, un acte de violence a secoué Washington, D.C. : deux employés de l’ambassade d’Israël, Yaron Lischinsky et Sarah Lynn Milgrim, ont été abattus devant le Capital Jewish Museum. Le suspect, Elias Rodriguez, 30 ans, originaire de Chicago, a été arrêté sur les lieux après avoir crié « Free, free Palestine ». Les autorités américaines et israéliennes condamnent unanimement cet acte, considéré comme une attaque antisémite. Une enquête conjointe du FBI et de la police locale est en cours pour déterminer les motivations exactes de l’assaillant.

La France, le Royaume-Uni et le Canada ont conjointement appelé à un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, invoquant l’urgence humanitaire et le respect du droit international. Israël a rejeté cet appel, affirmant qu’il ne cédera pas aux « pressions extérieures » et qu’il agit pour défendre son existence face au Hamas. Cette divergence met en lumière une fracture diplomatique croissante entre alliés historiques, et souligne les tensions entre logique sécuritaire et impératif humanitaire dans la gestion du conflit.

En affirmant vouloir reprendre le contrôle total de la bande de Gaza, Benjamin Netanyahu marque un tournant stratégique majeur. Sous couvert de sécuriser l’acheminement de l’aide humanitaire et de neutraliser le Hamas, le Premier ministre israélien relance la logique d’occupation, fragilisant un peu plus l’hypothèse d’une solution à deux États. Une décision aux conséquences géopolitiques et humanitaires lourdes, dans un conflit où la gestion militaire semble désormais primer sur tout projet politique viable.