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Le nouveau « service national » annoncé par Emmanuel Macron sera volontaire, loin du retour à la conscription. Il vise à resserrer le lien entre la jeunesse et l’armée, dans un contexte mondial jugé plus instable. Dès 2026, 3 000 jeunes pourront y participer, avec un objectif de 42 500 volontaires par an d’ici 2035, aux côtés des dispositifs existants comme le SMV et le SMA. En cas de crise majeure, le président n’exclut pas que ce service devienne obligatoire, même si ce scénario reste théorique. L’ambition affichée : préparer la nation sans céder à la panique, et redonner à la défense un rôle de formation et de cohésion.

Après l’assassinat de Mehdi Kessaci, tué pour intimider son frère Amine, militant contre le narcotrafic, un climat de peur s’abat sur Marseille. Les travailleurs sociaux, les militants et même les élus refusent désormais de s’exprimer publiquement, redoutant d’être pris pour cibles, eux ou leurs proches. Certains comparent cette stratégie à celle des cartels mexicains : frapper la famille pour faire taire les voix dissidentes. Deux meurtres en pleine journée, dont celui de Mehdi, montrent que le narcotrafic franchit un nouveau seuil de violence et impose une véritable omerta dans la ville.

Roberto Saviano estime que la France fait face à une situation dramatique en matière de narcotrafic, après trente ans d’aveuglement politique et culturel. Il affirme que certaines organisations marseillaises et corses fonctionnent comme de véritables mafias, comparables à celles d’Italie. La création d’un parquet national anti-criminalité organisée et l’adoption de lois sur les repentis marquent, selon lui, un tournant nécessaire mais très tardif. La France serait aujourd’hui une plaque tournante majeure de la cocaïne mondiale, non seulement pour sa consommation intérieure mais aussi pour la redistribution internationale. Saviano critique l’idée de s’attaquer aux consommateurs, estimant que seule la légalisation des drogues douces et la lutte contre l’économie du narcotrafic peuvent être efficaces. Enfin, il alerte sur les menaces pesant sur les écrivains, dont la capacité à faire réfléchir les sociétés dérange les pouvoirs.

Xavier Bertrand s’en prend violemment à Jordan Bardella, qu’il accuse d’« amateurisme » et de réciter ses dossiers sans les comprendre.
Dans un paysage politique dominé par les sondages et la communication, Bertrand se pose en défenseur d’une droite sérieuse et expérimentée, opposant la compétence à la jeunesse médiatique.
Un duel symbolique entre la politique du fond et celle de l’image.

Après vingt jours à la prison de la Santé, Nicolas Sarkozy demande sa mise en liberté.
Condamné dans l’affaire du financement libyen, il devient le premier ex-président français incarcéré, symbole d’une République qui juge désormais ses anciens chefs.
Au-delà de son sort personnel, cette affaire interroge la fragilité du pouvoir et la mémoire d’un pays attaché à ses figures tutélaires.

Des activistes ont interrompu à Paris un concert de l’Orchestre philharmonique d’Israël, symbole d’un art désormais rattrapé par la politique.
Après des perturbations similaires lors de spectacles d’Enrico Macias ou de festivals cet été, la musique devient le reflet des tensions du monde : chaque scène se transforme en champ idéologique, chaque artiste en symbole.
Dans ce climat, même Beethoven ne peut plus échapper au fracas du réel.

En 1939, alors que la guerre éclate, Albert Camus, trop malade pour être mobilisé, observe le monde depuis Alger. Journaliste au Soir républicain, il y développe une pensée indépendante, refusant à la fois la propagande et le dogmatisme politique. Censuré, ruiné, il commence alors à écrire Caligula, L’Étranger et Le Mythe de Sisyphe — les œuvres fondatrices d’un écrivain lucide, libre et révolté.

Nicolas Sarkozy, incarcéré à la prison de la Santé, reçoit chaque jour plus d’une centaine de lettres venues de France et de l’étranger. Faute de place et pour des raisons de sécurité, ses avocats transportent quotidiennement ces courriers triés par l’administration jusqu’à ses bureaux de la rue Miromesnil, où son équipe les gère. Ces lettres, mêlant soutien, colère et émotion, témoignent d’une France toujours fascinée et divisée par le destin de son ancien président.