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Vingt ans après le discours de George W. Bush sur « l’Axe du Mal » (Iran, Irak, Corée du Nord), le monde vit encore les conséquences de cette vision manichéenne. Colin Powell, figure tragique, a vu sa crédibilité brisée par son discours erroné à l’ONU en 2003. Aujourd’hui, en 2025, l’Irak est instable, l’Iran renforcé, la Corée du Nord nucléaire, et la confiance dans les institutions occidentales profondément érodée. Le véritable héritage de l’Axe du Mal ? Une perte de foi globale dans la parole démocratique et un monde où le soupçon a remplacé la conviction.

À la fin de 2025, l’Ukraine se dit prête à renouer le dialogue avec Moscou, tandis que la Russie affirme vouloir la paix… mais à ses conditions. Si les pourparlers reprennent, ils restent marqués par des exigences irréconciliables : retrait russe pour Kiev, reconnaissance des annexions pour Moscou. Ce retour de la diplomatie pourrait annoncer non pas une vraie paix, mais un gel du conflit — une paix de façade, ambiguë et fragile.

Face à la crise humanitaire à Gaza, les dirigeants européens font preuve d’un silence diplomatique inquiétant. Par peur de la controverse ou du déséquilibre géopolitique, ils évitent de condamner clairement les violences subies par les civils. Ce manque de courage politique affaiblit la voix morale de l’Europe. Dans cette crise, le silence n’est pas neutre : c’est un choix, et une forme de renoncement.

En cherchant à restaurer la grandeur impériale de la Russie, Vladimir Poutine a paradoxalement conduit son pays vers un isolement croissant. Rupture avec l’Occident, sanctions économiques, fuite des élites et repli identitaire dessinent les contours d’une Russie recluse, moins influente sur la scène internationale. Si le régime tient encore, c’est au prix d’un appauvrissement intellectuel et stratégique. Poutine, en voulant défier l’ordre mondial, a peut-être condamné la Russie à une marginalité durable.

Emmanuel et Brigitte Macron sont en visite d’État au Royaume-Uni, suivie d’un sommet franco-britannique. Objectif : réaffirmer les liens entre deux puissances post-Brexit autour de dossiers clés comme l’Ukraine, la défense, et la crise migratoire. Malgré des divergences, Paris et Londres cherchent un partenariat lucide et stratégique, fondé sur des intérêts partagés face aux défis mondiaux.

Les frappes israéliennes et américaines s’intensifient contre l’Iran, accentuant l’affaiblissement d’un régime déjà miné de l’intérieur par une crise économique, sociale et politique profonde. Tandis que la République islamique vacille, la question se pose : assiste-t-on aux derniers soubresauts d’un pouvoir théocratique à bout de souffle ? Rien n’est encore joué, mais l’ère khomeyniste semble bel et bien entrer dans sa phase terminale.

Donald Trump transforme les visites à la Maison-Blanche en démonstrations de pouvoir plus qu’en gestes diplomatiques traditionnels. En multipliant les signaux d’hostilité ou de domination symbolique — silences pesants, remarques déplacées, protocoles déséquilibrés — il impose une diplomatie du rapport de force. Pour certains, il s’agit d’une stratégie délibérée d’humiliation ; pour d’autres, d’un style personnel brouillant les usages. Quoi qu’il en soit, cette posture révèle une diplomatie fondée moins sur le dialogue que sur la mise en scène du pouvoir.

Le 25 avril, la RDC et le Rwanda ont signé à Washington une déclaration de principes engageant au respect mutuel de leur souveraineté et à cesser tout soutien aux groupes armés. Un geste diplomatique soutenu par Washington et le Qatar, mais qui masque mal la réalité d’une paix de façade dans une région où les enjeux miniers et géopolitiques demeurent les véritables moteurs d’un conflit hybride et complexe.

Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, plusieurs leaders européens, dont Giorgia Meloni, Emmanuel Macron, et Pedro Sánchez, prennent position contre les violences perpétrées par Israël et ses alliés. Ces dirigeants appellent à un cessez-le-feu immédiat, à la protection des civils et à une solution diplomatique pour restaurer la paix dans la région.