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La formule *« L’homme est un loup pour l’homme »*, popularisée par Thomas Hobbes dans *Leviathan*, affirme que l’être humain est naturellement en rivalité avec ses semblables, mû par la peur et le désir de puissance. Pour éviter la violence permanente, il accepte l’autorité de l’État.

À l’inverse, Jean-Jacques Rousseau voyait l’homme comme fondamentalement bon, corrompu par la société.

Entre ces deux visions, notre modernité oscille : capable de cruauté comme de solidarité, l’homme n’est pas seulement un prédateur — il est aussi un être moral, toujours en tension entre violence et civilisation.

Boualem Sansal est candidat au fauteuil numéro 3 de l’Académie française, anciennement occupé par Jean-Denis Bredin. L’élection aura lieu le 29 janvier 2026, après une première tentative conclue par une « blanche » en décembre. L’écrivain algérien, emprisonné un an à Alger, a adressé sa candidature à Amin Maalouf, aux côtés de plusieurs autres prétendants. Sa démarche relance une élection à forte portée symbolique pour l’institution.

Blanche Gardin traverse un silence professionnel après un sketch controversé à La Cigale sur les accusations d’antisémitisme, qui a entraîné un arrêt des propositions artistiques malgré le soutien du public. Bien qu’elle ait continué à tourner des films planifiés avant la polémique, ses nouvelles opportunités se font rares. Cette situation illustre l’impact amplifié des réseaux sociaux sur la carrière des artistes : un extrait sorti de son contexte suffit à créer une polémique nationale. Blanche Gardin se retrouve ainsi à naviguer entre humour, provocation et conséquences concrètes, confrontée à la fragilité paradoxale de l’artiste contempora

En 1939, alors que la guerre éclate, Albert Camus, trop malade pour être mobilisé, observe le monde depuis Alger. Journaliste au Soir républicain, il y développe une pensée indépendante, refusant à la fois la propagande et le dogmatisme politique. Censuré, ruiné, il commence alors à écrire Caligula, L’Étranger et Le Mythe de Sisyphe — les œuvres fondatrices d’un écrivain lucide, libre et révolté.

Face aux crises politiques, identitaires et culturelles, l’Europe semble avoir perdu le fil de son propre récit. Pourtant, la philosophie européenne — par sa capacité à questionner, complexifier, et humaniser — pourrait encore jouer un rôle salvateur. À condition de sortir des salons académiques et de penser depuis les marges : migrations, précarité, altérité. L’Europe ne sera peut-être pas sauvée par des traités, mais par une pensée vivante, inquiète et incarnée

Les Carnets de Spinoza sont des notes personnelles, non publiées de son vivant, où le philosophe développe librement ses idées sur la politique, le désir, la liberté et le pouvoir. Moins démonstratifs que ses traités, ces fragments dévoilent un Spinoza plus intime, plus radical, et d’une modernité saisissante. Une pensée libre, précieuse pour notre époque troublée.