Browsing: Diplomatie

Explorer les relations internationales au sein de l’Eurasie, y compris la diplomatie, les accords bilatéraux et multilatéraux et l’influence mondiale des pays turcs et eurasiens.

L’explosion mortelle ayant visé un haut gradé russe à Moscou illustre l’évolution du conflit russo-ukrainien vers une guerre plus stratégique et ciblée. Face à l’enlisement des fronts, l’Ukraine semble privilégier des actions de précision visant des figures clés de l’appareil militaire russe, déplaçant le champ de bataille loin des lignes de combat. Cette mutation, inspirée des conflits asymétriques modernes, accroît l’efficacité tactique mais fait aussi peser un risque d’escalade et de personnalisation accrue de la guerre.

L’Europe observe avec inquiétude les signaux contradictoires venus de Moscou, alors que Washington tente de relancer une initiative de paix en Ukraine. Malgré un discours russe laissant entendre une ouverture, les faits — mobilisation accrue, investissements militaires, rhétorique d’encerclement — contredisent toute volonté réelle de négocier.

Pour Rome, Paris et Berlin, la prudence domine : Emmanuel Macron estime d’ailleurs qu’il n’y a « aucune volonté russe » d’accepter un cessez-le-feu. L’enjeu dépasse toutefois le front ukrainien. Certains responsables européens, comme le ministre italien Guido Crosetto, rappellent que la stabilité future dépendra aussi de la Russie elle-même, appelée à gérer le retour de millions de soldats dans une économie fragile.

L’Europe se retrouve donc face à un double défi : éviter une paix illusoire et anticiper les conséquences internes d’une Russie démobilisée. Une erreur de perception pourrait coûter aussi cher que la guerre.

En vingt ans, les étudiants de Sciences Po sont devenus encore plus à gauche : 71 % s’y situent aujourd’hui, contre 57 % en 2002. Très politisés — neuf sur dix s’intéressent à la politique —, ils restent cependant critiques envers les institutions : près de la moitié jugent la démocratie défaillante et les responsables politiques corrompus.
Leur engagement, souvent féminisé et axé sur l’écologie et les inégalités, s’inscrit dans une culture protestataire mais toujours attachée au cadre démocratique. En somme, la nouvelle élite se veut engagée, critique, et sûre que la politique, c’est encore le meilleur moyen de changer le monde — sans trop le renverser.