S'abonner gratuitement à notre newsletter !
Recevez les dernières nouvelles et analyses d'Eurasia Focus sur l'actualité, la politique, l'économie et la culture en Eurasie.
Author: Kevin Ngirimcuti
Kevin et est titulaire d'un diplôme en sciences politiques. Il a fondé plusieurs start-ups à succès et aime partager sa vision et son expertise.
L’art du soupçon : comment Vladimir Poutine perturbe l’Occident
En 2025, Vladimir Poutine ne mène plus une guerre militaire mais une guerre psychologique. Par ses espions, ses cyberattaques, et la désinformation, il cherche à détruire la confiance qui lie les sociétés occidentales. Son objectif n’est pas de conquérir, mais de déstabiliser de l’intérieur, en instillant le doute, en affaiblissant les institutions, et en faisant du chaos un outil politique. Ce n’est plus une guerre froide : c’est une guerre du soupçon.
L’ombre portée de l’Axe du Mal : 20 ans après, un héritage de cendres et de désordre
Vingt ans après le discours de George W. Bush sur « l’Axe du Mal » (Iran, Irak, Corée du Nord), le monde vit encore les conséquences de cette vision manichéenne. Colin Powell, figure tragique, a vu sa crédibilité brisée par son discours erroné à l’ONU en 2003. Aujourd’hui, en 2025, l’Irak est instable, l’Iran renforcé, la Corée du Nord nucléaire, et la confiance dans les institutions occidentales profondément érodée. Le véritable héritage de l’Axe du Mal ? Une perte de foi globale dans la parole démocratique et un monde où le soupçon a remplacé la conviction.
Ces chefs-d’œuvre qu’on n’a pas lus (mais qu’on fait semblant d’avoir lus)
Certains grands livres — Belle du Seigneur, À la recherche du temps perdu, Les Misérables, Le Comte de Monte-Cristo… — sont plus souvent exposés que lus. On les admire, on les cite parfois, mais on ne les ouvre pas vraiment, par manque de temps, de courage ou par simple intimidation. Ils deviennent des objets de désir culturel, une honte douce et élégante, un rendez-vous littéraire toujours repoussé mais jamais annulé.
Tesla et Samsung : quand la voiture devient un objet de silicium
Samsung a signé un accord avec Tesla pour fournir les puces électroniques des futurs modèles. Ce partenariat symbolise le glissement de l’automobile vers l’univers technologique : la voiture devient une plateforme informatisée, pilotée par la donnée. Derrière ce progrès industriel, une question persiste : que reste-t-il de la liberté quand nos trajets sont pensés par des machines ?
Scroller, zapper, liker : l’ennui numérique des jeunes gens modernes
Les jeunes passent des heures sur les réseaux sociaux et les plateformes de séries, non par plaisir, mais souvent par ennui masqué. Ce défilement incessant traduit une saturation plus qu’une distraction, et révèle une nouvelle forme de pression sociale : rester visible, informé, connecté. L’ennui d’aujourd’hui n’est plus vide mais plein — un trop-plein d’images qui empêche le silence, l’attention, et peut-être même la pensée.
Grâce et silence : que reste-t-il de l’héritage culturel de Grace Kelly à Monaco ?
Grace Kelly a légué à Monaco bien plus qu’une image : un mythe fait de grâce, de silence et d’élégance intemporelle. Pourtant, cet héritage culturel — fondé sur la retenue et le raffinement — semble aujourd’hui en décalage avec le Monaco moderne, dominé par le luxe ostentatoire. Sa mémoire reste présente, mais figée, comme un idéal difficile à faire vivre dans un monde bruyant.
Gaza, la faim comme frontière absolue : quand la guerre franchit l’ultime ligne rouge
L’OMS alerte sur des niveaux de malnutrition alarmants à Gaza, avec un pic de décès en juillet. Israël est accusé d’avoir provoqué une pénurie en bloquant l’aide humanitaire. Le 28 juillet, Antonio Guterres a rappelé que la faim ne doit jamais être utilisée comme arme de guerre. Une tragédie humanitaire se joue, où la faim devient une forme de violence silencieuse, tolérée au nom d’intérêts géopolitiques.
Pourquoi les milliardaires achètent-ils les médias ? Une passion française pour le contrôle élégant
Les milliardaires n’achètent pas les médias pour l’argent, mais pour le pouvoir symbolique. Posséder un journal, c’est façonner le récit, gagner en influence, soigner son image et s’ancrer dans le prestige national. C’est une arme douce, un instrument d’élégance politique, où l’on contrôle sans en avoir l’air.
Grandes écoles de commerce : l’entre-soi, diplôme avec option salaire
Les grandes écoles de commerce servent moins à apprendre qu’à s’assurer un avenir socialement stable et bien rémunéré. Elles offrent un entre-soi valorisé, un réseau, une promesse de respectabilité plus qu’une formation intellectuelle profonde. Derrière le vernis du mérite, elles reproduisent les élites avec élégance, formant des profils lisses, adaptés au marché, mais rarement subversifs.
Les bourgeois contre les bourgeois : une guerre feutrée dans les beaux quartiers de l’esprit
Les bourgeois sont souvent plus durs envers leurs semblables que face aux autres classes. Ce n’est pas tant la richesse qu’ils jugent, mais la manière de la montrer, de penser ou de s’en excuser. Sous des airs de tolérance, la bourgeoisie cultive une rigueur morale stricte, rejetant ceux qui ne respectent pas ses codes implicites. Une forme d’aristocratie moderne, où l’apparente ouverture d’esprit cache un esprit parfois plus étroit qu’il n’y paraît.